"Nous n'acceptons la tutelle de personne", a déclaré M. Chavez à l'issue d'une cérémonie à l'Académie des études supérieures de Tripoli, où il s'est vu remettre un doctorat honoris causa en économie humaine.
Dénonçant comme à son habitude l'"impérialisme" américain, il a affirmé que l'accord signé le 15 octobre avec Moscou sur la construction de la première centrale nucléaire au Venezuela, était "un choix souverain".
"Le Venezuela ne craint pas l'impéralisme" américain, a-t-il ajouté.
Le président américain Barack Obama avait estimé mardi que Caracas avait des droits dans le domaine de l'énergie atomique, mais aussi des "obligations", parmi lesquelles celle de ne pas utiliser cette technologie pour produire des armes.
"Nous avons des critères que nous appliquons à tous les pays, et nous nous attendons à ce qu'ils respectent ces critères", avait averti M. Obama, dont le pays soupçonne déjà l'Iran, allié de M. Chavez, de tenter de développer des armes nucléaires sous couvert d'un programme civil, ce que Téhéran dément.
A Damas, M. Chavez avait estimé jeudi que "le président Obama (avait) commencé la guerre en semant le doute par ses propos".
"Il a demandé que l'on n'utilise pas la centrale pour fabriquer des armes nucléaires". "Bien sûr, nous allons nous y conformer, mais Obama a semé le doute", avait-il ajouté.
M. Chavez est arrivé vendredi soir à Tripoli où il a rencontré le numéro un libyen Mouammar Kadhafi dans sa résidence de Bab al-Azizia.
Selon l'agence libyenne officielle, l'entretien a porté notamment sur les moyens de "renforcer la complémentarité" entre l'Amérique latine et l'Afrique.
"Nous avons parlé pendant des heures", a indiqué samedi M. Chavez, ajoutant qu'il devait avoir un deuxième entretien avec le colonel Kadhafi dans l'après-midi.
Selon M. Chavez, "des accords sont en préparation entre les deux pays" dans plusieurs domaines, dont l'énergie et le transport.
Le président Chavez, qui effectue actuellement une tournée internationale, devrait quitter Tripoli samedi soir pour le Portugal, selon son entourage.
Sa visite en Algérie a été annulée, a-t-on ajouté de même source sans autre précision.
Outre la Syrie et la Libye, la tournée du président vénézuélien l'a précédemment mené en Russie, au Bélarus, en Ukraine et en Iran.


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