Critiqués en juin lors d'une première évaluation du Comité international olympique (CIO) en raison de la dispersion et de la multiplicité des sites de compétition prévus dans le projet initial, les Français s'estiment, selon Edgar Grospiron, directeur général de la candidature, désormais « dans la course » face à Pyeongchang (Corée du Sud) et Munich (Allemagne), leurs rivaux qu'ils affronteront lors du vote, le 6 juillet 2011 à Durban (Afrique du Sud).
Ils tenteront, au cours d'une présentation formelle de 20 minutes, d'en convaincre les quelque 30 à 40 membres du CIO présents dans l'assemblée de l'Association des comités nationaux olympiques, qui tient sa réunion biennale au Mexique, patrie de son président Mario Vazquez Rana.
Quatre figures de la candidature d'Annecy prendront la parole, dont Grospiron, champion olympique de bosses en 1992, et Perine Pellen, vice-championne olympique de slalom en 1984, espérant que les auditeurs présents se feront l'écho de leurs progrès auprès des absents.
« On va insister sur nos forces et revenir sur ce qui était considéré comme nos faiblesses, reprend Grospiron. On a souvent stigmatisé l'arrogance française, notamment au moment de la candidature de Paris (aux Jeux d'été 2012). On veut aujourd'hui montrer que l'on a une candidature qui a tiré les leçons de cet échec. Une candidature ouverte sur le monde. »
Depuis qu'ils ont levé le voile sur un nouveau projet recentré autour d'Annecy et de Chamonix, début octobre à Paris, les tenants de la candidature haut-savoyarde sont entrés dans l'indispensable phase « diplomatique » de leur campagne de séduction, embauchant notamment une ancienne ambassadrice de France au Guatémala, Michèle Ramis, pour les travaux de lobbying et s'attachant le précieux soutien de Jean-Claude Killy, « maître ès Jeux d'hiver » du CIO.
« Jean-Claude ne pourra être physiquement présent à Acapulco, mais il soutiendra la candidature par le biais d'un film », explique Edgar Grospiron qui sait tout le poids du triple champion olympique de ski alpin et a fortiori l'effet négatif qu'a pu avoir, par le passé, sa réticence à s'engager ouvertement aux côtés d'Annecy.

