La publicité en ligne, encore balbutiante, devrait progresser à grands pas au cours des prochaines années, a estimé PWC.
Les recettes devraient ainsi passer de 246 millions de dollars en 2010 à 298 millions de dollars en 2012, contre 186 millions en 2007. Selon le rapport, les télévisons devraient se tailler la part du lion, récoltant 46,7 % du total des recettes publicitaires, contre 17,1 % pour les panneaux d'affichage, 16,3 % pour la presse magazine, 12,6 % pour les quotidiens, 4,9 % pour les radios et seulement 2,4 % pour les médias sur Internet.
Concernant les années précédentes, le rapport a indiqué que les recettes publicitaires ont augmenté de 9,3 % en 2007, 13,7 % en 2008 et 8,3 % en 2009, en prévoyant une croissance de 9,1 % cette année, 10 % en 2011 et 10,1 % en 2012.
Dans les 12 pays arabes couverts par le rapport, les recettes publicitaires totales sont estimées à 5 358 millions de dollars en 2010. Elles devraient atteindre 6 645 millions de dollars en 2012, avec une croissance moyenne cumulée de 11,7 % sur les trois prochaines années.
Le Liban représente ainsi environ 4,5 % des recettes publicitaires régionales, une part qualifiée d'importante par PWC étant donné la superficie et le nombre d'habitants au Liban, comparés aux autres pays arabes.
Le rapport a souligné à cet égard le dynamisme des médias écrits, pour qui la publicité est une source de financement essentielle, aux côtés des ventes, des abonnements et des produits dérivés, notamment les DVD. Le taux d'alphabétisation élevé (87 %) explique d'ailleurs l'importance de la part des médias écrits dans la publicité (environ 30 %) comparée à la télévision (47 %), a ajouté PWC.
Soulignant en outre que le Liban a été le premier pays arabe à libéraliser le secteur des médias audiovisuels, le rapport a prévu une croissance annuelle cumulée de 9 % des recettes télévisées entre 2010 et 2012.
Au niveau des autres supports publicitaires, PWC a déploré la part toujours « négligeable » de l'Internet dans le total des recettes publicitaires, soulignant toutefois une certaine amélioration à ce niveau, comme en témoigne la prolifération des « sites Internet des journaux libanais et des bannières publicitaires sur ces sites ». Les recettes devraient ainsi augmenter rapidement, avec un taux de croissance annuel cumulé prévu de 81 % entre 2010 et 2012.
Le rapport a enfin indiqué que les secteurs des produits de grande consommation (PGC), des boissons et du tabac sont aujourd'hui les plus grands annonceurs au Liban.

