Marseille traîne en effet comme un boulet sa défaite inaugurale au Vélodrome devant le Spartak Moscou (0-1), où il s'est mis dans le pétrin tout seul après avoir largement dominé les débats.
La gifle reçue à Chelsea, plus sévère que ne le laisse entendre le score (2-0), participe, elle, d'un certain ordre des choses.
Les dirigeants marseillais savent ainsi fort bien, depuis le tirage au sort, que c'est avec le club russe qu'ils vont devoir croiser le fer pour, enfin, passer ce satané premier tour d'une épreuve qui ne leur sourit plus depuis longtemps. Le parcours est tout fléché : il faudra battre deux fois Zilina et jouer la gagne à Moscou pour effacer la mauvaise blague du début.
La formation slovaque, sur le papier, a tout du candidat à la dernière place du groupe. Sans expérience à ce niveau, elle, a été étrillée à la fois par Moscou (3-0) et Chelsea (1-4). Une rencontre lors de laquelle le coach marseillais Didier Deschamps a cependant comptabilisé « 25 tirs au but ».
Le public ne pardonnerait pas
Pas de quoi faire trembler le Vélodrome pour autant. À toutes fins utiles, Marseille saura d'ailleurs rouvrir ses archives encore fraîches : dans un contexte similaire, le FC Zurich avait été balayé la saison dernière (6-1), permettant de nourrir les rêves d'un 2e tour, que devait finalement briser l'AC Milan.
« Nous avons tout à perdre, contrairement à eux. Mais nous devons assumer ce rôle de favori », affirmait Deschamps samedi, après une prestation sans relief de ses hommes devant Nancy (victoire 1-0).
Plutôt remonté à la mi-temps de ce match poussif, Deschamps aura sans doute trouvé les mots pour remettre à l'endroit ses joueurs globalement amorphes sur le nécessaire chemin de l'agressivité et du rythme.
« Sans cela, on va finir par être sanctionnés », avertit l'attaquant Mathieu Valbuena, conscient qu'un tout autre résultat qu'une victoire aujourd'hui serait « une catastrophe ». Déjà un brin frondeur à l'issue du match samedi, le public ne pardonnerait pas un écart de conduite devant le quintuple champion de Slovaquie.
Les attaquants et les milieux, à l'animation offensive partiellement évaporée, détiennent les clés de ce match étape. « On jouait vers l'arrière au lieu de relancer vers l'avant », remarquait le défenseur Souleymane Diawara samedi après la rencontre. Le message est clair, le mode d'emploi aussi...

