Après avoir évoqué les derniers développements au sujet du Tribunal spécial pour le Liban, le secrétariat a reporté la publication de son communiqué « dans l'attente de certains développements et de la fin de la visite du président Ahmadinejad ».
L'ancien député Moustapha Allouche a ensuite répondu aux questions des journalistes. Il a ainsi indiqué qu'il était désormais évident que les dossiers politiques, notamment celui des « faux témoins », avait été renvoyé à une date ultérieure compte tenu de la visite du président iranien. Il a noté que cette visite « s'inscrit dans son cadre bien connu, lié à la relation entre l'Iran et le Liban et ses ramifications au plan local ».
Moustapha Allouche a également évoqué la lettre ouverte au président iranien signée par près de 250 intellectuels et publiée hier dans les journaux. « Quand bien même ce n'est pas le secrétariat général qui a lancé cet appel, il reste que ce document est important et il convient d'en faire une relecture pour déceler quelle est la logique derrière les réserves exprimées au sujet de la visite du président Ahmadinejad », a-t-il indiqué.
« Le président Ahmadinejad est le chef d'un État ami, et nous pensons qu'il est nécessaire d'établir les meilleures relations entre l'Iran et le Liban, mais celles-ci doivent être d'État à État. Les réserves proviennent du fait que l'Iran possède une extension militaire et porte atteinte à la scène libanaise depuis plusieurs années. Telle est la réserve principale. Nous estimons que porter atteinte aux composantes libanaises est l'une des raisons des réserves exprimées par les forces du 14 Mars », a noté Moustapha Allouche.
« Je ne pense pas que cette visite aura des répercussions sur la scène interne. Elle pourrait avoir certaines répercussions diplomatiques, et elle pourrait susciter un certain embarras diplomatique compte tenu de ce qui sera dit par le président Ahmadinejad durant les prochains jours », a-t-il ajouté.

