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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Russes et Britanniques campent sur leurs désaccords

Moscou et Londres ont convenu de continuer de coopérer sur les grands dossiers internationaux.

La visite à Moscou du chef de la diplomatie britannique William Hague (à gauche) n’a guère aplani les désaccords exacerbés par l’assassinat en 2006 à Londres d’un opposant au Kremlin. Mikhail Klimentyev/AFP

Lors d'une visite à Moscou du chef de la diplomatie britannique William Hague, ce dernier et son homologue russe Sergueï Lavrov ont constaté la persistance de « sérieux désaccords », lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'entretiens. M. Hague avait auparavant été reçu par le président Dmitri Medvedev.
Les deux ministres ont souligné que leurs pays ne changeaient pas leur position à propos de l'affaire Alexandre Litvinenko, cet ex-agent du KGB réfugié à Londres et passé dans l'opposition au président de l'époque Vladimir Poutine, empoisonné au polonium - une substance hautement radioactive - en 2006. La Grande-Bretagne a jugé que la piste de cet assassinat remontait en Russie, exigeant l'extradition d'Andreï Lougovoï, un autre ancien agent du KGB qu'elle considère comme le suspect numéro un dans l'affaire. Moscou a rejeté cette demande, permettant à M. Lougovoï d'être élu à la Douma (Chambre basse du Parlement), et a exigé de Londres l'extradition du milliardaire en exil et opposant au Kremlin, Boris Berezovski, et du leader séparatiste tchétchène Akhmed Zakaïev. Les relations entre les deux pays se sont tendues depuis cette affaire, avec des séries d'accusations mutuelles et des expulsions réciproques de diplomates.
Moscou avait cependant indiqué miser sur un nouveau départ des relations avec le nouveau gouvernement britannique. M. Hague et M. Lavrov ont néanmoins insisté sur la nécessité de continuer de travailler ensemble sur les grands dossiers internationaux comme l'Iran, l'Afghanistan, le Proche-Orient. « La Grande-Bretagne voit la Russie comme un partenaire important dans les questions internationales », a déclaré M. Hague, appelant Moscou à se joindre aux efforts occidentaux pour convaincre l'Iran de renoncer à l'enrichissement d'uranium. Les deux ministres ont aussi signé un communiqué commun exprimant le soutien de Londres et Moscou à la poursuite du dialogue entre les autorités afghanes et les talibans.
Mais la mésentente a percé entre les deux hommes, qui s'exprimaient de manière assez sèche, y compris sur les questions internationales. Alors que M. Hague venait de confirmer avoir évoqué la Géorgie - les pays occidentaux accusant Moscou de ne pas avoir respecté les engagements pris à l'issue de la guerre de 2008 -, M. Lavrov a souligné avoir « parlé du Kosovo », dont la Russie n'a jamais accepté la proclamation d'indépendance à l'égard de son allié serbe. Dans un entretien publié hier par l'un des principaux journaux d'opposition russe, Novaïa Gazeta, William Hague n'avait guère ménagé Moscou.
La Grande-Bretagne aimerait que la Russie joue « un rôle actif et constructif » sur la scène européenne et dans le cadre de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), avait-il notamment déclaré. Il avait aussi souligné la nécessité de mettre en pratique la libéralisation annoncée par le président Dmitri Medvedev de manière à « persuader les partenaires et voisins de la Russie que les libertés fondamentales (...) ne vont pas rester en suspens ».
Lors d'une visite à Moscou du chef de la diplomatie britannique William Hague, ce dernier et son homologue russe Sergueï Lavrov ont constaté la persistance de « sérieux désaccords », lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'entretiens. M. Hague avait auparavant été reçu par le président Dmitri Medvedev. Les deux ministres ont souligné que leurs pays ne changeaient pas leur position à propos de l'affaire Alexandre Litvinenko, cet ex-agent du KGB réfugié à Londres et passé dans l'opposition au président de l'époque Vladimir Poutine, empoisonné au polonium - une substance hautement radioactive - en 2006. La Grande-Bretagne a jugé que la piste de cet assassinat...
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