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Économie - Budget

Ultimatum des eurodéputés pour créer des ressources propres à l’UE

Le Parlement européen veut doter l'UE de ressources propres et va conditionner l'approbation de son budget 2011 à un engagement politique des 27 États membres à ouvrir des négociations sur ce point, a indiqué hier l'un de ses responsables.
Les eurodéputés sont prêts à accepter une hausse très limitée du budget de l'UE l'année prochaine, comme le souhaitent les États, a souligné l'eurodéputé français Alain Lamassoure, qui préside la commission des Affaires budgétaires du Parlement.
Mais en contrepartie, les élus attendent des 27 qu'ils acceptent d'« ouvrir un sujet tabou » en acceptant de négocier avec le Parlement de « nouvelles ressources propres de l'UE », a-t-il souligné lors d'une rencontre avec la presse.
Du côté des eurodéputés, la question fait l'unanimité, même si les avis restent très partagés sur la solution à trouver, qu'il s'agisse au bout du compte de la création d'un impôt européen ou de l'affectation de ressources existantes au budget européen, a admis M. Lamassoure. Il y a des dizaines de formules possibles, comme l'affectation d'un point ou deux de TVA au budget européen ou d'une partie des ressources des enchères d'émissions de gaz à effet de serre, a-t-il plaidé.
« Le système de financement actuel du budget européen est mort », a-t-il jugé en référence aux compétences accrues confiées à l'UE par les traités successifs.
Ce budget est alimenté aujourd'hui par les États européens, qui, dans un contexte de rigueur budgétaire, refusent de l'augmenter à plus de 1 % du PIB européen. Les négociations sur le prochain budget de l'UE (2014-20) ont déjà commencé.
En outre, à force d'exceptions comme « le chèque britannique », le calcul des contributions de chaque pays au budget de l'UE est « totalement obscur, totalement inéquitable » et « impossible à expliquer au citoyen », a fait valoir M. Lamassoure.
Selon M. Lamassoure, les gouvernements européens doivent renoncer à leur « obsession du juste retour » de leur contribution au budget européen sous la forme de subventions, et éviter de se comporter « comme 27 madame Thatcher autour de la table », en référence à la célèbre phrase de la dirigeante britannique « I want my money back ».
Le 19 octobre, la Commission européenne doit présenter les grandes pistes de réforme du budget européen à partir de 2014, notamment sur la question du chèque britannique et de la place des dépenses de la PAC, et énumérer à cette occasion plusieurs scenarii de nouvelles ressources pour l'UE.
Le Parlement européen veut doter l'UE de ressources propres et va conditionner l'approbation de son budget 2011 à un engagement politique des 27 États membres à ouvrir des négociations sur ce point, a indiqué hier l'un de ses responsables.Les eurodéputés sont prêts à accepter une hausse très limitée du budget de l'UE l'année prochaine, comme le souhaitent les États, a souligné l'eurodéputé français Alain Lamassoure, qui préside la commission des Affaires budgétaires du Parlement.Mais en contrepartie, les élus attendent des 27 qu'ils acceptent d'« ouvrir un sujet tabou » en acceptant de négocier avec le Parlement de « nouvelles ressources propres de...
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