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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Rencontre Assad-Maliki à Damas aujourd’hui

Après un an de froid, le Premier ministre irakien sortant et le président syrien se retrouvent aujourd'hui à Damas.
Le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, sera aujourd'hui à Damas pour rencontrer le président Bachar el-Assad, après une brouille de plus d'un an, afin d'obtenir son aide pour former un gouvernement près de sept mois après les élections.
« Nouri al-Maliki entamera demain mercredi une visite dans le pays frère, la Syrie, où il rencontrera le président Bachar el-Assad et le Premier ministre Mohammad Naji Otri », a précisé hier un communiqué du bureau du chef de gouvernement à Bagdad. « Cette visite vise à améliorer les relations dans les domaines politique, économique et commercial, dans l'interêt des deux pays », a ajouté le texte. Elle est la première d'une série de visites qui doivent le conduire « dans différentes capitales arabes pour répondre aux invitations qu'il a reçues », a poursuivi son bureau sans préciser ces capitales. « Il vient à Damas pour que la Syrie use de son influence afin de l'aider à sortir de l'impasse en essayant de convaincre les autres parties de rejoindre le gouvernement en échange de postes-clés », a indiqué à l'AFP Thabet Salem, un analyste politique syrien à Damas.
Le Parlement irakien compte 325 sièges. M. Maliki, dont la liste a recueilli 89 sièges, a obtenu l'appui du mouvement chiite dirigé par le chef radical Moqtada Sadr (40 sièges) pour diriger le prochain gouvernement. Mais il a contre lui la liste Iraqiya de l'ex-Premier ministre Iyad Allawi soutenue par les sunnites (91 sièges), et le Conseil supérieur islamique d'Irak (CSII, chiite) de Ammar al-Hakim (17 sièges). Les Kurdes ne se sont pas encore formellement prononcés. Selon M. Salem, le maintien à son poste de M. Maliki « est plus un désir de l'Iran que de la Syrie, mais cette dernière est prête à l'avaliser à condition que tous les blocs politiques irakiens participent au gouvernement ».
Ce chemin de Damas de Maliki intervient après une brouille et l'échange de propos venimeux entre les deux voisins. Les deux pays avaient rappelé leurs ambassadeurs en août 2009, l'Irak ayant accusé la Syrie d'abriter deux commanditaires d'attentats particulièrement meurtriers qui avaient fait une centaine de morts et 600 blessés le 19 août 2009 dans la capitale irakienne. Mais, en septembre, les deux pays voisins avaient convenu de rétablir des relations diplomatiques complètes, et l'ambassadeur d'Irak a repris dimanche ses fonctions à Damas.
Les attentats d'août 2009 avaient été revendiqués par el-Qaëda. Mais un suspect avait affirmé dans des « aveux » télévisés être membre du Baas irakien et mis en cause deux responsables de cet ex-parti de l'ancien président Saddam Hussein, Sattam Farhan et Mohammad Younès al-Ahmad, basés en Syrie. L'Irak avait ensuite posé comme préalable à une normalisation que la Syrie lui remette les personnes suspectées de planifier des attentats. Le porte-parole du gouvernement irakien, Ali Dabbagh, avait alors indiqué qu'une liste de noms avait été remise à Damas. Mais en septembre 2010, M. Dabbagh a modifié son attitude en déclarant qu'il n'y avait « aucun lien » entre la question des relations syro-irakiennes et cette demande d'extradition.
Cette crise diplomatique avait mis un coup d'arrêt à un long processus de rapprochement entre la Syrie et l'Irak qui avaient repris leurs relations diplomatiques en novembre 2006, après 26 ans de rupture. Les deux voisins étaient dirigés par des branches rivales du parti Baas.
Le Premier ministre irakien sortant, Nouri al-Maliki, sera aujourd'hui à Damas pour rencontrer le président Bachar el-Assad, après une brouille de plus d'un an, afin d'obtenir son aide pour former un gouvernement près de sept mois après les élections.« Nouri al-Maliki entamera demain mercredi une visite dans le pays frère, la Syrie, où il rencontrera le président Bachar el-Assad et le Premier ministre Mohammad Naji Otri », a précisé hier un communiqué du bureau du chef de gouvernement à Bagdad. « Cette visite vise à améliorer les relations dans les domaines politique, économique et commercial, dans l'interêt des deux pays », a ajouté le texte. Elle est la première...
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