Rechercher
Rechercher

Santé - Sénilité

Un groupe d’experts propose une nouvelle définition de la maladie d’Alzheimer

Des experts internationaux ont proposé une nouvelle approche de la maladie d'Alzheimer basée sur de nouveaux critères diagnostiques.

Le nombre de malades d’alzheimer et des démences apparentées devrait doubler en 20 ans dans le monde.Photo articles.mercola.com

Un groupe d'experts internationaux, conduits par le Français Bruno Dubois, propose une nouvelle définition de la maladie d'Alzheimer qui s'affranchit de la notion de démence et intègre une signature biologique de la maladie.
« On dépoussière la définition de la maladie », qui classiquement était « anatomo-clinique », a expliqué à l'AFP le Pr Dubois, de l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, c'est-à-dire que le diagnostic était « suspecté » du vivant du patient au stade déjà évolué de démence et « confirmé » après le décès par la biopsie cérébrale.
Cette nouvelle approche, mise en ligne hier par la revue spécialisée The Lancet Neurology, se base sur les nouveaux critères diagnostiques présentés en 2007 par le même groupe d'experts. Elle permettrait de définir la maladie d'Alzheimer « dans près de 100 % des cas », selon le Pr Dubois.
En 2007, « on avait soulevé le couvercle », a précisé le Pr Dubois. Il s'agit aujourd'hui « d'aller jusqu'au bout de la démarche » en « clarifiant les choses » avec un nouveau lexique. « On intègre le fait qu'on a une signature biologique du vivant du patient pour dire que le diagnostic est clinico-biologique », a-t-il expliqué.
« La maladie d'Alzheimer peut maintenant être définie cliniquement in vivo grâce à la conjonction de symptômes bien définis (le syndrome amnésique de type hippocampique qui se traduit par un trouble de la mémoire épisodique, l'incapacité pour le cerveau de graver une information sur son disque dur) et de la signature biologique », a expliqué le neurologue.
La signature biologique inclut plusieurs marqueurs : la mise en évidence par IRM d'une modification structurelle d'une région du cerveau associée à la maladie (hippocampe) ; la mise en évidence par ponction lombaire d'une anomalie dans le liquide céphalo-rachidien (diminution du peptide amyloïde et augmentation de la concentration de la protéine tau) ; la mise en évidence par imagerie fonctionnelle d'un métabolisme réduit dans certaines régions du cerveau.
Le groupe d'experts définit également un « état préclinique de la maladie d'Alzheimer », des personnes qui ont des biomarqueurs positifs, mais pas de symptômes.
Le principal avantage de cette nouvelle définition, a souligné le Pr Dubois, est qu' « elle va permettre de proposer des critères d'inclusion de patients pour des essais de nouveaux médicaments ».
Dans un éditorial également mis en ligne par The Lancet Neurology, Lon Schneider, de la University of Southern California Keck School, aux États-Unis, reconnaît son intérêt pour sélectionner des patients à des fins d'essais cliniques, mais reste plus réservé sur l'utilisation des biomarqueurs comme critères diagnostiques.
Le nombre de malades d'alzheimer et des démences apparentées devrait doubler en 20 ans dans le monde, de 35,6 millions aujourd'hui à 65,7 millions en 2030, selon un rapport récent de l'association Alzheimer's Disease International.
La maladie est en effet fortement liée au vieillissement, le risque de la développer doublant tous les 5 ans à partir de 65 ans et atteignant 50 % à l'âge de 85 ans.
Un groupe d'experts internationaux, conduits par le Français Bruno Dubois, propose une nouvelle définition de la maladie d'Alzheimer qui s'affranchit de la notion de démence et intègre une signature biologique de la maladie.« On dépoussière la définition de la maladie », qui classiquement était « anatomo-clinique », a expliqué à l'AFP le Pr Dubois, de l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, c'est-à-dire que le diagnostic était « suspecté » du vivant du patient au stade déjà évolué de démence et « confirmé » après le décès par la biopsie cérébrale.Cette...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut