Des milliers de personnes ont participé à des actions locales, y compris dans des endroits particulièrement démunis, a expliqué Joyce Sierra, coordinatrice à Manille.
À Pékin, des centaines de personnes ont marché en ramassant des ordures, a indiqué Christian Teriete, de l'association Global Campaign for Climate Action. Plus de 30 000 étudiants de quelque 200 universités ont lancé un programme national appelant à agir contre le changement climatique, notamment par le ramassage de déchets. En Australie, des manifestations pour promouvoir la bicyclette, planter des arbres, partager des conseils de jardinage bio et écouter des conférences sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre ont marqué la journée.
Les îles du Pacifique n'étaient pas en reste : opération « sans voiture » à Tonga, bicyclette en
Papouasie Nouvelle-Guinée, arbres plantés aux Fidji.
Cet appel aux citoyens intervient alors que les efforts des Nations unies pour parvenir à un accord international de lutte contre le changement climatique sont dans l'impasse. Samedi, les deux plus gros pollueurs de la planète, les États-Unis et la Chine, se sont renvoyé la responsabilité de l'absence de réelle avancée dans les négociations sur le climat, jetant une ombre sur le prochain rendez-vous de Cancun censé réparer l'échec de Copenhague. Le tableau n'était toutefois pas complètement noir à Tianjin, en Chine, au dernier jour d'une semaine de négociations, dernière ligne droite avant la réunion mexicaine (29 novembre au 10 décembre).
Les discussions de « cette semaine nous ont rapprochés d'un ensemble structuré de décisions qui peuvent faire l'objet d'un accord à Cancun », a déclaré la responsable en chef du climat à l'ONU, Christiana Figueres.
Les organisateurs de la Journée mondiale citoyenne sur le climat craignaient que les gens ne soient découragés par cette inaction politique, mais c'est le contraire qui s'est produit, estime Bill McKibben, cofondateur de 350.org.
Le chiffre « 350 » est une allusion à la concentration de CO2 dans l'atmosphère : 350 parties par million, un chiffre à ne pas dépasser pour éviter une hausse de la température ingérable, selon certains scientifiques.

