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Actualités - Processus De Paix

Netanyahu exige qu'Obama accepte les engagements pris par Bush sur les colonies

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exige que le président américain Barack Obama endosse les engagements pris par écrit par son prédécesseur George W. Bush en échange d'un nouveau gel de la colonisation, affirme jeudi le quotidien Yediot Aharonot.

Selon le Yediot, le président Bush avait dans ce document "exprimé son soutien à l'annexion par Israël des grands blocs de colonies dans le cadre d'un accord final. Mais l'administration américaine actuelle refuse de reconnaître cette lettre"./

Pour convaincre ses ministres d'accepter un nouveau moratoire sur la construction dans les colonies de Cisjordanie, "Netanyahu a besoin d'un succès politique, c'est pourquoi il exige que Barack Obama confirme les positions prises dans une lettre par George W. Bush en 2004", explique le tabloïde.
Selon le Yediot, le président Bush avait dans ce document "exprimé son soutien à l'annexion par Israël des grands blocs de colonies dans le cadre d'un accord final. Mais l'administration américaine actuelle refuse de reconnaître cette lettre".
Le journal fait allusion à une lettre adressée par l'ex-président Bush le 14 avril 2004 à Ariel Sharon, le Premier ministre de l'époque.
Dans cette lettre, disponible sur le site du ministère israélien des Affaires étrangères, le président américain écrit: "À la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, y compris d'importants centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s'attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final entérine un retour total et entier aux lignes d'armistices de 1949". "Tous les précédents efforts pour négocier une solution à deux États (israélien et palestinien) sont arrivés à la même conclusion", ajoutait M. Bush.
Les dirigeants israéliens interprètent cette lettre comme un soutien américain à une annexion des blocs de colonies, où vit la grande majorité des 300 000 colons israéliens de Cisjordanie.
Interrogé, un haut responsable gouvernemental s'est refusé à commenter l'information du journal.
"Comme l'a expliqué le Premier ministre, nous sommes engagés dans des négociations sensibles en vue de garantir la poursuite du processus de négociations directes" de paix, a souligné ce responsable qui a requis l'anonymat.
"Pour réussir, ces négociations doivent être menées dans la discrétion", a insisté le responsable, en regrettant que les "médias ne cessent ces derniers jours de publier des informations infondées".
Fin septembre, M. Netanyahu a refusé de prolonger le moratoire de 10 mois sur la construction dans les colonies de Cisjordanie occupée malgré les appels des États-Unis et des Européens.
Le président palestinien Mahmoud a de son côté averti qu'il mettrait fin aux négociations directes relancées le 2 septembre si la colonisation continuait. Une réunion de la Ligue arabe est prévue à Syrte (Libye) à la fin de semaine pour discuter de la poursuite des négociations.

 

Kouchner et Moratinos au Proche-Orient

 

Par ailleurs, les chefs de la diplomatie française et espagnole, Bernard Kouchner et Miguel Angel Moratinos se rendront "dimanche et lundi en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Jordanie", a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères. "Les deux ministres auront des entretiens avec les autorités israéliennes, palestiniennes et jordaniennes, qui porteront sur le processus de paix au Proche-Orient à un moment crucial pour celui-ci", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
Aucune précision n'a été donnée par le ministère français sur la question de savoir si les deux hommes se rendront à Gaza ou seulement en Cisjordanie.
Cela fait plusieurs mois que Bernard Kouchner souhaite se rendre à Gaza, notamment pour aller voir la rénovation de l'hôpital al Quds de Gaza détruit en 2008, en partie réalisée par la France avec une contribution financière du Qatar.
"Ils apporteront leur soutien aux négociations et insisteront sur la contribution que la France et l'Espagne entendent apporter à cet égard, notamment par leur action au sein de l'Union européenne. Ces entretiens porteront également sur la préparation du prochain sommet de l'Union pour la Méditerranée à Barcelone, notamment avec une réunion préparatoire prévue à Paris à la fin du mois d'octobre", a ajouté le porte-parole.
Une visite à Gaza de plusieurs ministres européens des Affaires étrangères, dont le Français et l'Espagnol, pour vérifier l'allègement du blocus israélien, avait été envisagée pour fin juillet avant d'être repoussée à septembre. Elle avait été à nouveau reportée en raison de la reprise à Washington de pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens.
À l'issue de son passage en Jordanie, Bernard Kouchner se rendra à Ankara où il restera mardi, "pour une visite bilatérale à l’invitation de son homologue, Ahmet Davutoglu", a aussi déclaré Bernard Valero.
"Il inaugurera les nouveaux bâtiments du lycée Charles de Gaulle d’Ankara ainsi que le nouvel Institut français de Turquie, premier institut inauguré depuis l’adoption de la loi créant une agence culturelle extérieure", a-t-il précisé. Cette agence a pour vocation de chapeauter tous les centres et instituts culturels de la France dans le monde.
"Bernard Kouchner s’entretiendra notamment avec Ahmet Davutoglu de la prochaine présidence française du G20" ainsi "que sur les principales crises régionales, et notamment le Proche-Orient", a ajouté le porte-parole.

Pour convaincre ses ministres d'accepter un nouveau moratoire sur la construction dans les colonies de Cisjordanie, "Netanyahu a besoin d'un succès politique, c'est pourquoi il exige que Barack Obama confirme les positions prises dans une lettre par George W. Bush en 2004", explique le tabloïde.Selon le Yediot, le président Bush avait dans ce document "exprimé son soutien à l'annexion par Israël des grands blocs de colonies dans le cadre d'un accord final. Mais l'administration américaine actuelle refuse de reconnaître cette lettre".Le journal fait allusion à une lettre adressée par l'ex-président Bush le 14 avril 2004 à Ariel Sharon, le Premier ministre de l'époque.Dans cette lettre, disponible sur le site du ministère israélien...