Les autorités militaires de ce pays d'Asie centrale ont fait état jusqu'ici de quatre soldats tués dans le crash d'un hélicoptère Mi-8 de la garde nationale tadjike, dans un communiqué publié mercredi soir.
Selon la source militaire tadjike interrogée par l'AFP jeudi, "28 membres de l'unité d'élite Alpha et de la garde nationale ont été tués dans le crash d'un hélicoptère Mi-8 mercredi matin". Il n'y a aucun survivant, selon cette source.
L'appareil devait atterrir dans la vallée de Racht, où les forces tadjikes mènent une vaste opération militaire contre des insurgés islamistes.
Selon la garde nationale, il a percuté une ligne de haute tension et s'est écrasé dans une rivière, alors qu'il était sur le point de se poser sur un terrain d'atterrissage à Racht.
L'hélicoptère volait de Douchanbé à la vallée de Racht, située à environ 200 kilomètres à l'est de la capitale.
Par ailleurs, six autres soldats de la garde nationale ont péri en manipulant un obus de mortier qui a explosé accidentellement, a précisé la source militaire à l'AFP.
"Une explosion s'est produite lors de l'installation d'un obus de mortier, tuant six membres de la garde nationale tadjike", a déclaré cette source, ajoutant que plus d'une dizaine de militaires avaient été blessés.
Une insurrection islamiste semble gagner du terrain depuis plusieurs semaines au Tadjikistan, une ex-république soviétique voisine de l'Afghanistan. Les deux pays ont une frontière commune longue de 1.300 kilomètres.
En septembre, 28 militaires ont été tués dans une embuscade dans la vallée de Racht. Le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO), un groupe lié aux talibans et à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque. Lundi, cinq policiers d'une unité d'élite ont été tués lors d'affrontements avec des rebelles.


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