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Liban

Le 8 Mars estime que les mandats d’arrêt syriens sont « naturels »

Les mandats d'arrêt syriens à l'encontre de 33 personnalités engagées, selon Damas, dans la « fabrication » de faux témoins, ont été jugés « naturels » et « justifiés » par plusieurs représentants des forces du 8 Mars.
Ainsi, Hikmat Dib, député du Courant patriotique libre (CPL), a estimé que « les mandats d'arrêt syriens sont une conséquence naturelle de la négligence de la justice libanaise à remplir ses devoirs ». Il a estimé que « cette mesure syrienne est une excellente occasion pour que la justice libanaise entreprenne une action visant à déterminer les responsabilités et découvrir l'identité de ceux qui ont fabriqué ces accusations ».
Dans un entretien à l'agence al-Markaziya, M. Dib a considéré que « celui qui se sent accusé d'un crime qu'il n'a pas commis a recours à toute justice équitable et honnête dans le monde », affirmant que cela « n'a rien d'étonnant ».
Le député Simon Abi Ramia, membre du même bloc aouniste, a relevé l'existence d'« un message clair envoyé au Premier ministre Saad Hariri qui a pris des engagements envers la Syrie sans que ceux-ci ne soient concrétisés », tout comme il y a « un message à certaines personnes qui se considèrent comme proches de la Syrie ».
Dans un entretien télévisé, M. Abi Ramia a estimé qu'«  un
processus de rectification du tir est enfin enclenché ». Pour lui, « la solution serait que Hariri ne reconnaisse pas les accusations portées contre le Hezbollah par le tribunal international, sinon il serait complice d'une campagne d'anéantissement de la Résistance ». Il a exhorté le Premier ministre « à prendre une position sage pour ne pas signer l'arrêt de mort du Liban ».
Même son de cloche du côté du Hezbollah. Ghaleb Abou Zeinab, membre du bureau politique du parti, a insisté sur la nécessité de « régler une fois pour toutes la question de la fabrication des faux témoins ». « Nous n'abandonnerons pas ce dossier qui a trait à l'intérêt public et à une époque au cours de laquelle certains ont voulu sacrifier le Liban au profit de leurs propres intérêts politiques étroits », a-t-il poursuivi, en réponse à une question, à l'issue d'une réunion avec l'ancien ministre Wadih el-Khazen. « Il faut qu'ils en assument tous la responsabilité nationale et qu'ils sachent qu'il sera impossible de noyer ce dossier dans les atermoiements, à la mode libanaise », a déclaré le « numéro deux » du Hezbollah.
Sur les mandats d'arrêt syriens, M. Abou Zeinab a estimé qu'« il faut suivre cette mesure avec attention et agir en conséquence une fois qu'elle sera dans son étape d'application ».
Pour sa part, l'ancien député Najah Wakim a souligné que « les scandales qui éclatent autour de ce qu'on appelle l'enquête internationale pourraient pousser les instances qui la manipulent à accélérer la publication de l'acte d'accusation dans les quelques prochains jours ». Il a appelé le président de la République Michel Sleiman à « jouer un rôle déterminant en annonçant clairement que le tribunal international a été créé suite à une décision anticonstitutionnelle prise par un gouvernement en perte de légitimité », en référence au gouvernement de Fouad Siniora.
L'ancien président de la République Émile Lahoud a déploré que « la justice syrienne se soit saisie de l'affaire des faux témoins avant la justice libanaise, bien que cette affaire concerne en premier lieu le Liban et les Libanais », pointant le doigt vers « un certain pouvoir politique qui a mis la main sur la justice ». Il s'est dit « étonné qu'on parle d'un coup d'état de l'opposition, alors que celle-ci ne désire qu'une enquête sur les faux témoins, qu'elle considère comme la clé de la découverte de la vérité sur les assassins de Rafic Hariri ».
Enfin, Khaled Hadadé, secrétaire général du Parti communiste libanais (PCL), a estimé que « tout ce qui se passe depuis 2005, dont les derniers mandats d'arrêt syriens contre des Libanais, découle de la résolution 1559 » du Conseil de sécurité des Nations unies. Au terme d'un entretien avec l'ancien Premier ministre Sélim Hoss, il a appelé à « annuler la résolution 1559 ».
Les mandats d'arrêt syriens à l'encontre de 33 personnalités engagées, selon Damas, dans la « fabrication » de faux témoins, ont été jugés « naturels » et « justifiés » par plusieurs représentants des forces du 8 Mars.Ainsi, Hikmat Dib, député du Courant patriotique libre (CPL), a estimé que « les mandats d'arrêt syriens sont une conséquence naturelle de la négligence de la justice libanaise à remplir ses devoirs ». Il a estimé que « cette mesure syrienne est une excellente occasion pour que la justice libanaise entreprenne une action visant à déterminer les responsabilités et découvrir...
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