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Rapport sur l'Afghanistan: toutes les informations étaient "connues" (ONU)

L'ONU a souligné lundi que les informations contenues dans un rapport sur des "violations massives des droits de l'homme en Afghanistan entre avril 1978 et décembre 2001, étaient "connues", écartant de facto l'importance d'une publication officielle.
"La publication du rapport n'était pas vraiment en question car les éléments qu'il contenait étaient déjà dans le domaine public", a expliqué à l'AFP le porte-parole du Haut commissariat aux droits de l'homme, Rupert Colville.
Le porte-parole réagissait à la publication d'un article samedi dans le journal Le Temps accusant l'ONU d'avoir "volontairement passé sous silence", "pour des raisons politiques" un rapport sur des "violations massives des droits de l'homme en Afghanistan commises entre avril 1978 et décembre 2001, accusant "Soviétiques", "factions islamistes" et "forces américaines" d'avoir pris part à des "atrocités".
M. Colville a tenu à préciser que ce rapport n'était pas spécifiquement destiné à être publié officiellement, rappelant que "le Haut commissaire aux droits de l'Homme de l'époque, Louise Arbour l'avait remis en main propre au président afghan Hamid Karzaï".
Cette passation a été faite publiquement "devant les médias et la Commission afghane des droits de l'homme", a-t-il insisté.
"L'objectif (du document) était vraiment de placer la justice au plus haut niveau de l'agenda (politique) en Afghanistan", a ajouté M. Colville, soulignant que "le président Karzaï, en l'acceptant, (avait) montré son soutien dans le projet de l'utiliser pour plus de justice".
Le porte-parole a par ailleurs tenu à faire la différence entre ce rapport et un autre document très controversé paru vendredi, évoquant la possibilité de "génocide" commis par l'armée rwandaise en RD Congo à la fin des années 90.
Le journal Le Temps, qui s'est procuré une copie du rapport afghan, avait fait le lien entre les deux documents, laissant entendre que dans les deux cas, l'ONU avait subi des pressions pour qu'ils ne soient pas publiés.
"Le lien entre les deux (rapports) n'est pas vraiment adéquat car ce sont deux différents types d'excercice", a expliqué Rupert Colville.
Dans le rapport afghan, "tout ce qui a été compilé était du domaine public", et rien n'était "secret", a-t-il insisté. Il n'a rien à voir avec le rapport sur les atrocités en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003 qui a consisté en "des recherches de premières sources avec des témoins".
Le gouvernement afghan a de son côté nié dimanche être intervenu pour empêcher la publication du rapport en 2005.
"Le gouvernement afghan n'a pas empêché la publication d'un rapport de l'ONU", a déclaré le porte-parole du président Karzaï, Waheed Omer ajoutant que les Nations unies n'avaient "pas contacté le gouvernement afghan concernant ce rapport".
L'ONU a souligné lundi que les informations contenues dans un rapport sur des "violations massives des droits de l'homme en Afghanistan entre avril 1978 et décembre 2001, étaient "connues", écartant de facto l'importance d'une publication officielle."La publication du rapport n'était pas vraiment en question car les éléments qu'il contenait étaient déjà dans le domaine public", a expliqué à l'AFP le porte-parole du Haut commissariat aux droits de l'homme, Rupert Colville.Le porte-parole réagissait à la publication d'un article samedi dans le journal Le Temps accusant l'ONU d'avoir "volontairement passé sous silence", "pour des raisons politiques" un rapport sur des "violations massives des droits de l'homme en Afghanistan...