« Le chef du gouvernement peut faire en sorte que le Hezbollah ne soit pas accusé. Comment ? Je ne sais pas. Lui seul connaît le mécanisme aproprié pour cela. Il a d'importants contacts aux niveaux régional et international. Il peut en tirer profit pour que la vérité (sur l'assassinat de son père) soit connue et pour éviter une accusation injuste » du Hezbollah, a déclaré cheikh Qassem lors d'une interview à la LBCI hier, estimant que l'Arabie saoudite pourrait aussi intervenir à ce niveau.
Se disant persuadé que la Syrie ne lâchera pas son parti avec qui elle « maintient des relations stratégiques », il a affirmé ne pas faire confiance à la communauté internationale « qui veut la peau du Hezbollah ». Dans ce cadre, il s'est interrogé sur le point de savoir pourquoi le bureau du procureur général n'a pas pris au sérieux les « éléments de preuve » fournis par sayyed Hassan Nasrallah sur une éventuelle implication israélienne dans l'assassinat de Hariri.
Cheikh Qassem n'a pas hésité à accuser la branche des renseignements des FSI d'avoir fourni à la commission internationale d'enquête des informations « qui ont servi de base pour accuser le Hezbollah » du meurtre de Hariri et « des Libanais » d'avoir « monté de toutes pièces le dossier des faux témoins ». « Mais je ne dirai rien pour qu'on ne dise pas que je lance des accusations politiques », a-t-il dit.
Le numéro 2 du parti de Dieu a assuré que celui-ci n'a pas l'intention de provoquer une discorde sunnito-chiite ou de se laisser entraîner sur cette voie, accusant « des parties externes », notamment Israël, d'œuvrer dans ce but. « Mais, a-t-il pris soin d'ajouter, il est parfois nécessaire de mettre fin de manière appropriée à une discorde » sans vouloir en dire davantage. « Le Hezbollah ne provoquera pas de discorde mais ne se laissera pas faire. Il ne se laissera pas accuser injustement et pratiquera l'autodéfense. Celle-ci peut être politique comme elle peut être médiatique », a-t-il dit, en refusant catégoriquement de révéler la position que son parti adoptera à la publication de l'acte d'accusation s'il s'avère que celui-ci l'incrimine. « Chaque chose en son temps », s'est-il contenté de dire en indiquant que le Hezbollah attend toujours les résultats des contacts menés par Damas et Riyad au sujet de l'acte d'accusation. « Nous en aurons le cœur net dans deux semaines peut-être », a poursuivi cheikh Qassem.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef