Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Russie

Le maire déchu de Moscou dénonce un régime aux allures staliniennes

Iouri Loujkov écrit une lettre à Medvedev, dans laquelle il le compare à l'ancien dictateur.
Le maire déchu de Moscou, Iouri Loujkov, limogé après avoir perdu la confiance du Kremlin, a contre-attaqué hier en dénonçant l'absence de démocratie et la censure en Russie. Référence à 1937, l'année du paroxysme de la grande terreur stalinienne, critique de l'autoritarisme et de la censure : M. Loujkov, qui a dirigé la capitale pendant 18 ans, n'a pas mâché ses mots dans une lettre au président russe, Dmitri Medvedev, publiée hier sur le site de l'hebdomadaire d'opposition New Times. « Dans notre pays, depuis 1937, on a peur d'exprimer son opinion. Si les dirigeants du pays soutiennent cette peur (...), il est facile d'arriver à une situation où le pays n'a qu'un dirigeant dont les paroles sont gravées dans le granit et qu'on doit suivre sans murmurer », écrit M. Loujkov.
L'ex-maire de Moscou rappelle la réaction du président russe à la proposition qu'il avait faite de revenir à l'élection directe des chefs des régions actuellement nommés par le Kremlin : « Vous avez dit alors : ceux qui ne sont pas d'accord doivent partir. » Il rappelle également une récente déclaration du président sur la démocratie, au forum de Iaroslavl : « Ceux qui ne sont pas d'accord doivent passer dans l'opposition » et la compare avec la phrase : « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous », régulièrement utilisée par le régime stalinien.
En évoquant ce slogan et l'année 1937, qui renvoie sans équivoque aux pratiques staliniennes, M. Loujkov accuse implicitement le président Medvedev de suivre la même voie. Il assure en outre qu'une émission de la chaîne moscovite TVTs qui apportait son soutien au maire a été « interdite d'antenne par le Kremlin ». « Ce n'est rien d'autre que de la censure », a-t-il estimé.
Le président Medvedev « a pris connaissance » de cette lettre, mais son contenu ne pouvait « pas influencer le cours des choses », a déclaré la porte-parole du Kremlin Natalia Timakova. M. Loujkov, qui a été souvent accusé par les médias d'avoir créé à Moscou un système autoritaire dont se serait inspiré ensuite Vladimir Poutine pour l'étendre à toute la Russie, ne mentionne à aucun moment l'homme fort du pays dans sa diatribe.
Le maire déchu de Moscou, Iouri Loujkov, limogé après avoir perdu la confiance du Kremlin, a contre-attaqué hier en dénonçant l'absence de démocratie et la censure en Russie. Référence à 1937, l'année du paroxysme de la grande terreur stalinienne, critique de l'autoritarisme et de la censure : M. Loujkov, qui a dirigé la capitale pendant 18 ans, n'a pas mâché ses mots dans une lettre au président russe, Dmitri Medvedev, publiée hier sur le site de l'hebdomadaire d'opposition New Times. « Dans notre pays, depuis 1937, on a peur d'exprimer son opinion. Si les dirigeants du pays soutiennent cette peur (...), il est facile d'arriver à une situation où le pays n'a qu'un dirigeant dont les paroles sont...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut