John Terry, l’emblématique capitaine de Chelsea, a d’entrée de match fait la différence en inscrivant le premier but des Blues à la neuvième minute. Paul Hackett/Reuters
Déjà battu au Vélodrome lors de la 1re journée par le Spartak Moscou (0-1), l'OM est plus que jamais condamné à l'exploit pour atteindre son objectif... Il avait pourtant affiché de meilleures dispositions lors de ses derniers matches en L1, mais il y avait mardi bien plus d'une classe d'écart entre les deux formations.
Le choix de Didier Deschamps de muscler son équipe, avec les titularisations de Kaboré, Brandao et Heinze, ne s'avérait en effet guère payant tant Chelsea dominait les débats pour imposer sa puissance dans l'entre-jeu et sa supériorité athlétique. Le tout agrémenté de renversements permanents de jeu et d'un apport précieux des latéraux dans le jeu offensif, notamment d'Ashley Cole.
C'est pourtant sur une faute d'inattention dans la surface sur un corner du jeune Français Gaël Kakuta, aligné d'entrée, et non pas dans le jeu, que l'OM buvait la première tasse. D'une pichenette, John Terry, esseulé, trompait Cheyrou, inattentif au poteau, et Mandanda (1-0, 7). Stamford Bridge rugissait de plaisir, notamment le virage où était déployé la banderole « JT, captain, leader, legend ».
Alors que Malouda et Essien étaient associés dans tous les bons coups, les Blues enfonçaient l'OM sur un penalty d'Anelka, consécutif à une main de Mbia, qui laissa Mandanda pantois (2-0, 28). L'addition était lourde, mais trahissait une vraie différence de classe, à laquelle Marseille était contraint de se résoudre malgré les velléités offensives énoncées avant la rencontre par Deschamps. Moyennant quoi, seules quelques frappes de Cheyrou (26, 37, 43) répondaient aux vagues offensives anglaises.
Le champion de France redressait la barre après la pause, plus percutant dans son jeu, évoluant plus haut et se montrait plus imaginatif dans la construction, à défaut de se créer de véritables occasions franches. Chelsea, il est vrai, avait fait l'essentiel et pouvait voir venir...
Les rentrées de Valbuena et Ayew, qui faisait le mauvais choix dans la surface (72), donnaient plus de carburant à l'OM, mais le danger le plus flagrant vint encore une fois des hommes d'Ancelotti. Par trois fois en effet, ils trouvaient le poteau : sur un missile de 35 m d'Alex sur coup franc (67) et sur deux frappes d'Essien, la première dans la course alors qu'elle prenait le chemin de la lucarne (75), la seconde en toute fin de partie, l'effleurant légèrement. De quoi plomber les ambitions continentales marseillaises...
Arsenal se reprend à Belgrade grâce à Arshavin et Chamakh
Arsenal a éprouvé des difficultés pour venir à bout du Partizan, hier à Belgrade, avant d'obtenir un succès mérité grâce à des buts d'Arshavin, de Chamakh et Squillaci (3-1), lors de la deuxième journée de la Ligue des champions (Gr.H).
Les hommes d'Arsène Wenger, battus sur leur terrain en championnat d'Angleterre ce week-end par West Bromwich (3-2) en dépit de deux buts de Nasri, sont ainsi repartis de l'avant pour conserver la tête du groupe H, à égalité de points (6) avec les Ukrainiens de Shakhtar Donetsk, vainqueurs au Portugal du Sporting Braga (3-0).
Arsenal, qui aurait pu faire la décision bien plus tôt - penalty raté d'Arshavin à la 57e minute - avait ouvert la marque par son attaquant russe qui, d'un tir puissant, a trompé Stojkovic en reprenant une belle talonnade de Wilshere dans la surface (15e).
Le Partizan a égalisé sur penalty par Cléo (33e) à la suite d'une faute de main de Denilson dans la surface de réparation. Si Arshavin a raté le penalty, l'exclusion de Jovanovic pour une faute sur le Russe a été le tournant du match.
Squillaci, à la réception d'un corner de Nasri (82), a même marqué un troisième but pour donner un peu plus d'éclat au succès des Gunners qui recevront le 19 octobre, à l'Emirates Stadium, Donetsk pour la première place du groupe.
La Roma et le Bayern ont eu peur
Mexès a permis à l'AS Rome de se tirer d'un mauvais pas face à Cluj (2-1) et ce lors de la 2e journée de la Ligue des champions. Le Bayern a également souffert à Bâle (1-2). L'Ajax d'Amsterdam, battu à Madrid lors de la première journée de la Ligue des champions, a montré un visage nettement moins timoré hier face à l'AC Milan que face au Real de Mourinho, mais a dû se contenter d'un match nul (1-1).
Les Néerlandais, qui évoluaient à domicile, ont légèrement dominé la première mi-temps et étaient même les premiers à apporter le danger devant le but adverse par des tirs lointains (Emmanuelson 5, Suarez 12).
Ils ouvraient logiquement le score par el-Hamdaoui (23), bien servi par un centre de Suarez, brillant auteur d'un petit pont sur l'expérimenté Nesta lors de son débordement sur le flanc gauche.
Ibrahimovic, invisible jusqu'alors, ramenait plus tard les deux équipes à égalité au terme d'une contre-attaque menée par les Italiens à la 37e minute.

