"En Israël, on parle beaucoup de paix mais les tambours de la guerre continuent de résonner. L'appropriation de terres pour construire des colonies se poursuit sans cesse", a-t-il dit dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.
"On nous dit que des négociations de paix sont en cours sur la base d'une solution à deux Etats (israélien et palestinien) mais les activités continuelles de colonisation sont sur le point de faire de cette solution à deux Etats une lettre morte sans aucune chance de survie", a-t-il ajouté.
"La paix ne peut être authentique que s'il existe une volonté authentique de faire la paix. C'est un test décisif", a-t-il encore dit.
Le ministre a néanmoins exprimé l'intérêt de la Syrie dans de nouvelles négociations avec Israël.
"La Syrie est prête à reprendre des négociations de paix par l'intermédiaire du médiateur turc là où elles avaient été arrêtées si elle voit en Israël un partenaire engagé" dans la volonté de faire la paix, a-t-il dit.
Les discussions israélo-syriennes engagées en mai 2008 ont été rompues en décembre de la même année alors que la Syrie protestait contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.
La construction a recommencé à une échelle limitée dans des colonies de Cisjordanie occupée lundi, juste après l'expiration du moratoire sur la colonisation, laissant planer le doute sur l'avenir des négociations de paix israélo-palestiniennes à peine entamées.
Mahmoud Abbas a affirmé à Paris que les Palestiniens décideraient de poursuivre ou non les négociations "après le 4 octobre", à l'issue de consultations entre l'Autorité palestinienne et les pays arabes.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a résisté aux pressions intenses des Etats-Unis et de la communauté internationale en refusant de reconduire tel quel le gel des nouvelles constructions dans les colonies, au risque de compromettre la poursuite des discussions.


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