"Ce matin, j'ai présenté ma démission. C'est un geste d'honneur", a déclaré M. Blaga au cours d'une conférence de presse.
"Je respecte le droit des policiers de manifester mais uniquement dans un cadre légal", a-t-il ajouté.
Vendredi, 5.000 policiers avaient protesté contre une baisse de 25% de leurs salaires, suite au programme d'austérité adopté par le gouvernement en juillet.
Après s'être rassemblés devant le gouvernement, comme ils en avaient été autorisés, ils se sont rendus au palais présidentiel, où ils ont réclamé la démission de M. Basescu et scandé des injures à son adresse.
Plusieurs d'entre eux ont jeté leurs casquettes par terre en signe de protestation.
M. Blaga avait aussitôt dénoncé cette manifestation, soulignant que les responsables syndicaux qui avaient encouragé les policiers à "enfreindre la loi" seraient sanctionnés.
M. Basescu avait de son côté annoncé samedi qu'il renonçait à la protection de la police, estimant que les policiers qui avaient manifesté vendredi avaient "sapé l'autorité de l'Etat."
"Ce qui est encore pire c'est qu'ils ont participé à cette action illégale en portant l'uniforme et les symboles de l'Etat," a-t-il souligné, appelant le gouvernement à "régler sans délai" les problèmes liés à l'indiscipline des forces du ministère de l'Intérieur.
Le Premier ministre Emil Boc avait emboîté le pas de M. Basescu, renonçant lui aussi à la protection de la police.
Une dizaine de policiers sont généralement chargés d'escorter les cortèges officiels du président et du Premier ministre, dont la sécurité est assurée par le SPP, service spécial de protection des dignitaires.
Selon le quotidien Gandul, le président aurait demandé dimanche à M. Blaga de limoger les chefs de la police et de la gendarmerie, ce que ce dernier avait refusé.


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