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Agenda - Hommage

Josette Dagher, un être d’exception

Ghada Hawawini Costanian
À toi qui, un jour, as écrit : « Le silence et l'oubli ne sont-ils pas trahison aussi ? »... ces quelques mots.
Lorsque l'absence se mue en présence continue, comment croire à la mort ?
Mourir n'est-ce pas partir, s'évanouir ? N'est-ce pas disparaître ?
Pas pour toi, Josette.
Les définitions toutes faites et les clichés, tu n'en avais que faire.
De ta main leste tu as brouillé les cartes, puis de ta voix grave accompagnée du regard perçant et du mouvement volontaire du menton qui ne sont qu'à toi, tu as décrété tes nouvelles vérités.
Je donne... tout.
J'aime... tous et tout le temps.
Je me mets en colère ? Lorsqu'on bafoue la vérité, l'intégrité, l'amitié, la famille, la patrie...
Je meurs ? Non, je suis là ! Je me moque de cette faucheuse... je la défie avec ce courage qui me caractérise et... je demeure parmi vous.
Josette,
Sur cette place de Bickfaya, ce 20 août 2010, pour ton ultime passage, tous étaient là :
Ta famille dont tu fais la fierté et que tu adores.
Tes amis de plus de 40 ans, compagnons de ta route et de tous tes combats.
Tes collègues enseignants qui ont vu à l'œuvre cette « prof » différente, témoins de la passion indéfectible avec laquelle tu versais de la connaissance dans l'esprit de tes étudiants.
Tous là, par centaines, à escorter celle qui « ne ressemblait à personne »...
Ton village, ton Bickfaya t'accueillait, recueilli, après t'avait portée aux nues en t'élisant présidente de la municipalité...
Ton village ? Tu en aurais fait le nombril du monde... pour nous, en tout cas, il l'est, depuis qu'il te porte dans ses entrailles et qu'il te couvre de son ciel.
Repose en paix, mon amie.

Ghada Hawawini Costanian
À toi qui, un jour, as écrit : « Le silence et l'oubli ne sont-ils pas trahison aussi ? »... ces quelques mots.Lorsque l'absence se mue en présence continue, comment croire à la mort ?Mourir n'est-ce pas partir, s'évanouir ? N'est-ce pas disparaître ?Pas pour toi, Josette. Les définitions toutes faites et les clichés, tu n'en avais que faire.De ta main leste tu as brouillé les cartes, puis de ta voix grave accompagnée du regard perçant et du mouvement volontaire du menton qui ne sont qu'à toi, tu as décrété tes nouvelles vérités.Je donne... tout.J'aime... tous et tout le temps.Je me mets en colère ? Lorsqu'on bafoue la vérité, l'intégrité, l'amitié, la...