"C'était la mère de tous les campements des Farc, son coeur", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bogota à l'issue de cette opération secrète, pour laquelle le président colombien Juan Manuel Santos avait donné son feu vert dès lundi.
Selon lui, le campement où a été tué Jorge Briceno, alias "Mono Jojoy", situé non loin de la municipalité de la Macarena, dans le département central de Meta, avait "300 mètres de long", était doté d'un bunker et de multiples chemins.
"Dans ce périmètre, il y avait 600, 800 peut être 1000" combattants de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), a encore assuré le ministre.
L'opération a impliqué 72 aéronefs et l'utilisation de "plus de 50 bombes", selon une source du ministère de la Défense. Entre 700 et 800 hommes ont en outre été mobilisés au sein de tous les corps d'armée, qui ont d'abord bombardé le campement avant d'envoyer des forces spéciales sur le terrain.
Cinq militaires ont été blessés sans que leur vie ne soit en danger.
Outre le chef militaire des Farc, âgé de 57 ans et membre de son bureau politique depuis le début des années 1990, une vingtaine de combattants de cette guérilla ont également été tués dans l'opération, selon l'armée.
Les Farc, fondées en 1964, compteraient encore quelque 8.000 combattants, selon le ministère de la Défense.
La Corporation Nuevo Arco Iris, institut de référence sur le conflit colombien, estime qu'elles restent actives sur près de la moitié du territoire colombien, en dépit des coups qui lui ont été portés par les forces de l'ordre depuis l'échec du dialogue de paix tenté entre 1999 et 2002.


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