Un procureur iranien a requis la peine de mort contre Hossein Derakhshan, a dit à l'AFP Julie Payne, responsable de l'une de ces organisations, l'association Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE).
"Nous avons été contactés par un membre de sa famille qui nous a confirmé que c'était vrai et qui nous a demandé de l'aider à propager la nouvelle pour faire pression sur les autorités iraniennes et tenter (...) d'obtenir la libération de Hossein", a-t-elle déclaré.
Surnommé le "père du blog iranien" --il est à l'origine de son développement dans le pays--, Hossein Derakhshan, 35 ans, a visité Israël en 2006 et 2007, ce qui constitue une violation de la loi iranienne, mais en utilisant son passeport canadien.
A Ottawa, le ministère des Affaires étrangères s'est dit "très préoccupé par les informations dans les médias indiquant que M. Derakhshan fait face à la peine de mort".
"Notre mission à Téhéran procède à la vérification de ces informations", a indiqué dans un courriel à l'AFP une porte-parole du ministère, Catherine Loubier.
Le gouvernement canadien a également tenté par note diplomatique d'obtenir un accès consulaire.
Mais toute autre aide d'Ottawa ne pourra être que "très restreinte", puisque l'Iran ne reconnaît pas la double nationalité, a ajouté Mme Loubier.
Hossein Derakhshan, qui signait "Hoder" dans ses blogs, en anglais et en persan, a été jugé cet été notamment pour "collaboration avec des Etats ennemis", propagande anti-iranienne et insulte à l'islam, a indiqué le CJFE et le PEN Canada.
"Nous ne savons pas quand le juge rendra sa décision, cela pourrait être dans deux jours ou dans plusieurs mois", a précisé Julie Payne.
Le Canada presse l'Iran de respecter les droits de l'homme "autant dans la pratique que dans la législation", a indiqué Mme Loubier.
Hossein Derakhshan est emprisonné à la prison d'Evin, à Téhéran, où deux autres journalistes canado-iraniens ont été détenus ces dernières années.
La photojournaliste Zahra Kazemi y est morte après avoir été battue en juillet 2003, malgré les interventions répétées d'Ottawa en sa faveur, tandis que le journaliste de Newsweek, Maziar Bahari, y a été détenu pendant quelques mois en 2009 avant d'être libéré.


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