"Je chercherai à intervenir auprès de mes amis israéliens et de mes collègues européens pour convaincre (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu de prolonger le moratoire jusqu'à la fin de l'année", a déclaré M. Berlusconi à la presse, à l'issue d'une rencontre à Rome avec le président égyptien Hosni Moubarak.
Silvio Berlusconi est considéré comme un des alliés européens les plus fidèles du gouvernement israélien.
"Il est nécessaire qu'Israël prenne des mesures pour créer les conditions permettant la poursuite des négociations israélo-palestiniennes, y compris le prolongement du moratoire sur les colonies", a renchéri le président égyptien, insistant sur "la nécessité d'unir tous les efforts pour garantir les succès des négociations".
"L'Egypte pense que les pays de l'Union européenne doivent avoir un rôle important, ensemble avec les membres du Quartette et toute la communauté internationale, dans le soutien aux négociations de paix", a ajouté Hosni Moubarak, qui a rencontré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel, avec laquelle il a également discuté des négociations de paix au Proche-Orient.
Les pourparlers directs entre Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas ont repris le 2 septembre à Washington et se poursuivent par une série de rencontres à différents niveaux.
L'objectif de ces pourparlers directs est d'aboutir d'ici un an à un "accord-cadre" -- avec des arrangements "intermédiaires" -- qui fixerait les grandes lignes d'un règlement final du conflit.
Un tel règlement permettrait la création d'un Etat palestinien et l'établissement d'une "paix durable" au Proche-Orient.
Le contentieux le plus pressant entre Israël et les Palestiniens porte sur la fin ou non du gel partiel par le gouvernement israélien de la construction en Cisjordanie occupée, qui arrive à expiration à la fin du mois.


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