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Liban - La Situation

Efforts conjugués pour calmer le jeu

Abdel Aziz ben Abdallah est à Beyrouth. C'est, après le départ pour New York du chef de l'État, la nouvelle qui a cristallisé, hier soir, l'attention des observateurs. Le fils du roi Abdallah serait au Liban pour deux choses : contribuer au rétablissement du calme politique, dire que la sécurité du pays est une « ligne rouge » et ajouter que le tribunal est « une affaire interne ».
L'émissaire saoudien aurait transmis ce message à géométrie variable à une délégation du Hezbollah, qui l'a rencontré au domicile de l'ambassadeur saoudien. En revanche, l'émir saoudien n'aurait communiqué aucune réponse au Hezbollah qui, par la voix de Naïm Kassem, a rappelé hier qu'il a accordé au royaume wahhabite « un délai » pour obtenir le retrait de l'acte d'accusation du TSL, tel qu'il se profile.
Pour sa part, après avoir rencontré l'émissaire saoudien, Saad Hariri a convoqué les députés de son bloc pour une réunion de concertation.
Le calme tiendra-t-il ? Oui, assurent des sources, qui ont noté hier que le député Moustapha Allouch, qui a assisté à la réunion du secrétariat du 14 Mars, a tenu à prendre ses distances à l'égard du communiqué final de cette instance, qui avait signalé qu'à l'aéroport, samedi, des « forces relevant directement de la Syrie » s'y trouvaient pour accueillir Jamil Sayyed. Cette prise de position est en harmonie avec la politique du Courant du futur, qui a décidé de respecter un accord passé à Damas entre Saad Hariri et Bachar el-Assad, en vertu duquel toute attaque contre la Syrie serait bannie des déclarations des députés du Futur.
Mais il n'y a pas que ce courant, et le 14 Mars, pour sa part, n'a pas mâché ses mots hier. Il a parlé de « l'invasion » de l'aéroport par le Hezbollah et comparé sa conduite à celle d'un « gang ».
Mais ce ne sont pas ces propos que craint d'abord le Hezbollah. Selon une source ministérielle, en dépit de la gravité des sujets abordés au cours du Conseil des ministres de mardi - politisation de la justice, exacerbation du discours confessionnel sunnite -, c'est la perspective de la parution d'un acte d'accusation qui incriminerait des membres du Hezbollah dans l'assassinat de Rafic Hariri (2005) qui hante le Hezbollah. « Nous n'accepterons pas un acte d'accusation de cet ordre, aurait affirmé un député de ce parti, mardi, à la fin du Conseil des ministres. Que ce soit clair pour tous, nous n'accepterons pas que le premier venu, demain, nous pointe du doigt ! »
Qui vivra verra, répondent les diverses forces de la majorité, qui, tout en n'étant pas d'accord sur tout, sont d'accord au moins pour ne pas renoncer à la justice, tout en sachant que Saad Hariri doit respecter un agenda régional qui pourrait impliquer des concessions sur ce sujet et tout en étant taraudées par l'opposition sur la question des « faux témoins ».
Il reste que la consolidation du calme reste une priorité régionale puisque même l'ambassadeur iranien au Liban a affirmé hier, après avoir rencontré M. Omar Karamé, que « de grands efforts sont déployés par certaines parties pour calmer le jeu au Liban ». Il n'est pas difficile de deviner, derrière ces mots elliptiques, un Iran soucieux d'instaurer une trêve politique, fût-elle momentanée, à la veille de la visite officielle que doit effectuer Mahmoud Ahmadinejad, le 13 octobre prochain, au Liban. Autant de gagné pour ceux qui, comme dans les avions, craignent les « turbulences » et ne savent pas s'ils peuvent provisoirement détacher leur ceinture...

Abdel Aziz ben Abdallah est à Beyrouth. C'est, après le départ pour New York du chef de l'État, la nouvelle qui a cristallisé, hier soir, l'attention des observateurs. Le fils du roi Abdallah serait au Liban pour deux choses : contribuer au rétablissement du calme politique, dire que la sécurité du pays est une « ligne rouge » et ajouter que le tribunal est « une affaire interne ».L'émissaire saoudien aurait transmis ce message à géométrie variable à une délégation du Hezbollah, qui l'a rencontré au domicile de l'ambassadeur saoudien. En revanche, l'émir saoudien n'aurait communiqué aucune réponse au Hezbollah qui, par la voix de Naïm Kassem, a...
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