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Célébration

Michel Éleftériadès fête le cinquième anniversaire du « Nowheristan »

Salut militaire de Michel Éleftériadès à l’ambassadeur du Japon.

Les dorures, les costumes et la solennité auraient pu faire croire que le tsar de toutes les Russies s'est réincarné mardi soir au Music Hall de Beyrouth. Mais « l'empereur » du « Nowheristan », « Sa Majesté impériale » Michel Éleftériadès, ne ressemble qu'à lui-même, dans ses délires, dans l'ambiance qu'il sait créer et surtout dans les messages en apparence drôles, mais pleins de sagesse dans leur contenu qu'il sait délivrer.
Aux Libanais perdus et déchirés entre deux camps hostiles, il a voulu offrir une alternative, le « Nowheristan », un « pays » mythique, sans frontière et sans État, sans passeport et donc sans visa, où les « citoyens » peuvent circuler en toute liberté et donner le meilleur d'eux-mêmes sans les contraintes habituelles étatiques et autres qui bloquent les esprits et les moyens. La naissance de ce « pays » mythique a été annoncée en 2005 et c'est pour son cinquième anniversaire que Michel Éleftériadès a donné une grande réception en présence d'un parterre de diplomates, de « Nowheristanais », et de journalistes sidérés et souvent conquis.
Entouré de sa « garde impériale » en tenue d'apparat, casques et combinaisons métalliques notamment, vêtu de velours rouge et or, et portant le sceptre de son « empire », il s'est adressé à ses invités pour rappeler que le « Nowheristan » est le premier pas vers la création d'« Everywheristan » qui sera le pays de tous les citoyens, au-delà des clivages et des différences. Aux sceptiques ironiques, il a rappelé qu'en cinq ans, le « Nowheristan » compte des milliers de « citoyens » à travers le monde, et ce concept, selon lui, est la solution à tous les problèmes de notre époque : plus de frontières, plus d'États, plus d'antagonismes, donc plus de guerres...
D'ailleurs, une brochure expliquant les principaux concepts du « Nowheristan » avec en titre le très explicite slogan : « We have the solution » est distribuée à l'entrée du Music Hall, transformé l'espace d'une soirée (mémorable) en siège de l'« empire ». Un « empire » né de l'imagination débordante d'un homme de 40 ans au passé riche en luttes de tous genres, mais qui a réussi à faire son chemin dans le show business à thème. Son emphase et son humour décalé peuvent arracher des sourires, mais quelque part, ils poussent aussi à la réflexion sur l'absurdité de ce monde qui a toujours besoin de guerres et de conflits pour exister...

Les dorures, les costumes et la solennité auraient pu faire croire que le tsar de toutes les Russies s'est réincarné mardi soir au Music Hall de Beyrouth. Mais « l'empereur » du « Nowheristan », « Sa Majesté impériale » Michel Éleftériadès, ne ressemble qu'à...