Le cas de Mme Mohammadi-Ashtiani, une mère de famille de 43 ans condamnée en 2006 à la lapidation dans une affaire mêlant adultères et participation au meurtre de son mari par l'un de ses amants, a soulevé une forte émotion en Europe et aux Etats-Unis.
"Une femme est en train d'être exécutée aux Etats-Unis mais personne ne proteste", a dit M. Ahmadinejad lors d'une rencontre lundi avec des personnalités et des dignitaires islamiques aux Etats-Unis, selon l'agence officielle Irna.
Le président iranien, actuellement à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, a dénoncé la "campagne médiatique contre l'Iran" à propos de Mme Mohammadi-Ashtiani.
Téhéran a annoncé en juillet, et réaffirmé à plusieurs reprises depuis, que la peine de lapidation avait été suspendue en attendant un réexamen du dossier.
Teresa Lewis doit être exécutée jeudi en Virginie (sud-est des Etats-Unis) pour avoir aidé son amant à tuer son mari et le fils de celui-ci. Ses avocats affirment que Mme Lewis, déficiente mentale, a été manipulée par le meurtrier qui n'a pas été condamné à mort mais s'est suicidé en prison.
"Selon une enquête, 3 millions sept cent mille pages ont été publiées sur internet à propos de l'Iranienne (Mme Mohammadi-Ashtiani) dont le dossier est toujours en cours d'examen, et il y a une vaste campagne de presse contre l'Iran. Mais personne ne proteste contre l'exécution de Mme Lewis", a dit M. Ahmadinejad, ajoutant qu'"aux Etats-Unis 53 femmes attendent d'être exécutées".
Le cas de Teresa Lewis a été évoqué à plusieurs reprises ces derniers jours par des parlementaires iraniens, qui ont comparé sa situation à celle de Mme Mohammadi-Ashtiani pour dénoncer "deux poids et deux mesures" dans le traitement de l'Iran par les dirigeants et les médias occidentaux.


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