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Sport

Lyon à la dérive, Claude Puel fragilisé

La position de Claude Puel, l’entraîneur lyonnais, ne paraît plus tenable très longtemps si l’OL ne décolle pas rapidement. Philippe Desmazes/AFP

Battu dimanche à Bordeaux (2-0), l'Olympique lyonnais, qui n'a gagné qu'une fois en championnat cette saison, ne pointe qu'au 17e rang de la Ligue 1 avec un jeu de plus en plus médiocre, une situation fragilisant forcément l'entraîneur Claude Puel.
Même si le président Jean-Michel Aulas le soutient toujours publiquement, la position de Puel (sous contrat jusqu'en juin 2012) ne paraît plus tenable très longtemps si l'OL ne décolle pas rapidement.
Elle est d'autant plus délicate que l'OL recevra Saint-Étienne samedi pour le 100e derby entre les deux clubs. Les Stéphanois, qui n'ont plus battu Lyon depuis le 6 avril 1994 (3-0), viendront à Gerland en leader avec à leur tête Christophe Galtier.
En 2007-2008, ce dernier était l'adjoint d'Alain Perrin, remercié par l'OL et qualifié « d'erreur de casting » par Aulas à la fin de la première de ses deux années de contrat et après avoir pourtant remporté le doublé championnat-Coupe de France et le Trophée des champions.
Depuis, Lyon n'a gagné aucune compétition et semble trop souvent jouer ses matches pour ne pas les perdre plutôt que pour les gagner, comme à Bordeaux dimanche, où le jeu lyonnais a été particulièrement étriqué et sans mouvement et où les joueurs ont vite paru résignés. Le buteur Lisandro Lopez s'est de nouveau blessé contre les Girondins, alors que l'arrivée de Yoann Gourcuff a eu pour l'heure plus d'effet sur les ventes de maillots ou des derniers abonnements que sur le terrain où il est assez neutre.
Avec seulement cinq points en six journées, l'Olympique lyonnais voit s'éloigner ses chances de reconquérir le titre de champion.

Échéance capitale
Il doit même commencer à s'inquiéter de sa qualification pour la prochaine édition de la Ligue des champions, vitale économiquement à l'heure où les transferts ne rapportent plus autant et avec un chiffre d'affaires tombé de 210 à 160 millions d'euros en deux ans.
« Nous devons arriver à décoller sur le plan arithmétique. Cela ne sert à rien de critiquer et de s'alarmer car les joueurs en sont conscients », souligne Jean-Michel Aulas.
« Le championnat est long. Il n'y a rien de définitif et de perdu, mais cette défaite nous pénalise par rapport à notre ambition. Nous allons rester soudés car nous avons des certitudes. Le club est costaud. Le président a de l'expérience et le coach n'est pas menacé », a-t-il de nouveau insisté.
Aulas paraît néanmoins vouloir gagner du temps pour trouver, sans perdre la face, une solution qui permette du moins à l'équipe de se relancer.
En revanche, il avait averti que « le club avait fait ce qu'il fallait » en matière de recrutement et en changeant de préparateur physique, laissant entendre que c'était à l'entraîneur de faire le reste. Le derby paraît donc une échéance capitale pour Claude Puel.
« Cela ferait désordre de perdre le 100e derby, qui plus est à Gerland. C'est une rencontre que l'on n'a pas le droit de perdre et que l'on ne perdra pas », assure le président.
« Nous avons besoin d'encouragements. Ceux qui ne vont pas dans ce sens ne doivent pas venir au stade samedi », a-t-il prévenu sur OLTV, appelant les groupes de supporteurs à se mobiliser autour de leur équipe.
Battu dimanche à Bordeaux (2-0), l'Olympique lyonnais, qui n'a gagné qu'une fois en championnat cette saison, ne pointe qu'au 17e rang de la Ligue 1 avec un jeu de plus en plus médiocre, une situation fragilisant forcément l'entraîneur Claude Puel.Même si le président Jean-Michel Aulas le soutient toujours publiquement, la position de Puel (sous contrat jusqu'en juin 2012) ne paraît plus tenable très longtemps si l'OL ne décolle pas rapidement.Elle est d'autant plus délicate que l'OL recevra Saint-Étienne samedi pour le 100e derby entre les deux clubs. Les Stéphanois, qui n'ont plus battu Lyon depuis le 6 avril 1994 (3-0), viendront à Gerland en leader avec à leur tête Christophe Galtier.En 2007-2008, ce dernier était...
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