« Pour ne pas oublier Sabra et Chatila ».
Prenant la parole, le président de l'ordre, Mohammad Baalbacki, a souligné que « les massacres de Sabra et Chatila font partie des pires drames de l'histoire et ont été dénoncés par tous les justes du monde ».
Plusieurs ressortissants européens, membres de l'association organisatrice, ont pris la parole. Le représentant italien a indiqué que « l'association européenne se rend chaque année en septembre dans les camps de Sabra et Chatila pour commémorer avec les réfugiés palestiniens l'horrible massacre ». Il a noté que « ce massacre constitue un exemple du terrorisme sioniste ». « En commémorant Sabra et Chatila, nous nous rappelons de tous les crimes israéliens perpétrés au Liban et à Gaza », a-t-il dit, souhaitant que « l'avenir fasse justice aux victimes du massacre ».
La représentante britannique de l'association, qui travaillait dans un hôpital du camp à l'époque des faits, a pris la parole pour souligner que l'ONG qu'elle représente a pour but de montrer la barbarie du massacre. « J'avais traité des centaines de blessés et nous n'avons pu connaître le nombre des victimes que trois jours après le massacre », a-t-elle indiqué. « Le monde occidental, a-t-elle dit, ne veut pas écouter le point de vue palestinien. C'est pour cette raison que les ONG doivent jouer un rôle dans ce cadre, surtout que les témoins de l'horreur sont toujours vivants. »
La représentante finlandaise, qui travaillait elle aussi dans un hôpital du camp, a souhaité « du courage au peuple palestinien afin qu'il puisse encore résister et faire face aux difficultés ».
Nasri Sayegh, représentant le quotidien as-Safir, a remercié les participants à la conférence, notant que « la commémoration des massacres de Sabra et Chatila a pour but de renouveler la mémoire ». Il a souligné que « la communauté internationale en général et le monde arabe en particulier tiennent à oublier les massacres de Sabra et Chatila ».


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