Le ministre de l’Économie et du Commerce, Mohammad Safadi, au cours de la cérémonie, hier. Photo Dalati et Nohra
Au cours de ce lancement, M. Safadi a salué cette initiative « remarquable » qui vise à consolider les relations libano-mexicaines, appuyées par la présence d'une importante communauté d'origine libanaise au Mexique (400 000 personnes). Celle-ci fait partie des cercles politiques et d'affaires éminents du pays et participe « activement à la révolution mexicaine », a souligné à cet égard le ministre Safadi.
« Les bonnes relations entre les deux pays font qu'aujourd'hui, nous sommes un des meilleurs partenaires commerciaux du Mexique au Moyen-Orient », a-t-il ajouté, indiquant que les échanges commerciaux entre le Liban et le Mexique ont augmenté en moyenne de 30 % au cours des quatre dernières années.
La valeur des importations libanaises du Mexique est en effet en constante augmentation depuis 2008 ; celle-ci est passée de 23,6 à 25 millions de dollars entre 2008 et 2009, s'élevant en parallèle à 15,2 millions de dollars au cours des sept premiers mois de l'année. Le déséquilibre commercial entre les deux pays est toutefois criant, les exportations libanaises vers le Mexique n'ayant atteint que 316 000 dollars en 2008, 406 000 dollars en 2009 et 365 000 dollars au cours des sept premiers mois de 2010. Cependant, dans un contexte où le Mexique cherche à redynamiser son économie au lendemain de la crise financière internationale, le Liban a de fortes chances d'augmenter ses exportations de biens et services vers le Mexique. « Il est ainsi grand temps d'identifier les opportunités qui nous permettront d'atteindre ces objectifs », a souligné Mohammad Safadi.
Les facteurs propices
La création du Conseil des hommes d'affaires libano-mexicain constitue ainsi un premier pas vers des relations plus solides sur le plan économique, a-t-il insisté, ajoutant que le climat d'investissements positif qui caractérise actuellement le marché local devrait servir de relais à la consolidation des échanges, des partenariats et des investissements entre les deux pays.
En effet, le pays du Cèdre a non seulement résisté à la crise financière internationale, mais a également enregistré son plus haut niveau d'investissements directs étrangers (IDE) en 2009, affichant, en parallèle, une croissance moyenne de 8,5 % entre 2007 et 2009, a rappelé à cet égard le ministre Safadi.
Ces facteurs devront permettre d'attirer un plus grand nombre d'investisseurs étrangers et de faciliter les négociations de partenariats entre les entrepreneurs libanais et mexicains, notamment dans des secteurs comme la bijouterie et la mode, a-t-il ajouté.
L'amélioration de l'infrastructure au Liban constitue un autre facteur propice au développement des échanges entre les deux pays, a souligné, en parallèle, le ministre de l'Économie et du Commerce, indiquant que le projet de chemin de fer qui reliera le Liban à la Syrie, la Jordanie et la Turquie, à partir du port de Tripoli, devrait servir de tremplin aux commerçants mexicains pour l'écoulement de leurs produits sur les marchés de la région.
M. Safadi a enfin rappelé la visite qu'effectuera le président Michel Sleiman au Mexique le 26 septembre, soulignant que celle-ci devrait, en principe, être couronnée par la signature d'un accord de libre-échange entre les deux pays.

