Procession et sit-in dans le camp de Chatila pour commémorer le massacre perpétré il y a 28 ans. Anwar Amro/AFP
La commémoration s'est tenue en présence de représentants de diverses factions palestiniennes et de partis libanais ainsi que d'une délégation du PSP, qui a placé une couronne devant le monument dédiés aux victimes de Sabra et Chatila au nom du chef du parti Walid Joumblatt.
Les discours prononcés ont mis l'accent sur le fait de faire respecter le droit humanitaire des réfugiés palestiniens au Liban, sur le refus de l'implantation, les Palestiniens ayant payé avec les massacres de Sabra et Chatila un lourd tribut pour le retour chez eux. Une invitation a été lancée aux dirigeants palestiniens pour arrêter leur participation aux négociations de paix avec Israël, rappelant la responsabilité israélienne du massacre.
À Beyrouth, une conférence a été donnée pour commémorer l'événement. Elle s'est tenue sous le patronage du Premier ministre Saad Hariri, représenté par le ministre de l'Information Tarek Mitri. Prenant la parole, ce dernier a souligné que les massacres de Sabra et Chatila constituent l'un des plus grands crimes perpétrés par Israël contre le peuple palestinien. Se penchant sur le travail de mémoire qui devrait être effectué au Liban, le ministre a affirmé que la mémoire au Liban est particulière et ne remet en question que des moitiés de vérité, notant que même la loi d'amnistie sur les crimes de guerre n'a pas empêché de raviver une mémoire arbitraire.
Au Liban-Sud, enfin, le responsable Hezbollah Nabil Kaouk a reçu à Tyr une délégation italienne d'une association baptisée « Pour ne pas oublier les massacre de Sabra et Chatila », ayant pour objectif notamment de défendre le droit des réfugiés palestiniens.


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