"Tout le monde est d'accord pour dire que c'est la Commission qui doit veiller à la bonne application des engagements pris par la France" sur cette question sensible, a déclaré le Premier ministre belge, Yves Leterme, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'Union européenne.
Il s'exprimait devant les journalistes en arrivant à un sommet des dirigeants des 27 pays de l'UE à Bruxelles.
"La Commission doit prendre ses responsabilités", mais il faut aussi que les citoyens européens qui jouissent de la liberté de circulation "aient du respect pour (le droit de) propriété, pour les règles qui régissent la libre circulation", a-t-il ajouté à l'adresse de la communauté des gens du voyage.
Plusieurs responsables français s'en sont pris ces derniers jours à la Commission après ses menaces proférées à l'encontre de Paris de poursuite en justice pour infraction à la législation européenne à propos des conditions des renvois.
La Finlande a aussi pris, sur le fond, la défense de l'exécutif européen. "Ma position est que l'Union européenne est un espace basé sur l'état de droit" et les droits de l'Homme, a déclaré à son arrivée son ministre des Affaires étrangères, Alexander Stubb, "tout le monde doit être très raisonnable à ce sujet, la Commission est la gardienne des traités".
"Mais je pense que de tous côtés on doit rester calme", a-t-il dit, dans une allusion aux échanges aigres-doux entre Bruxelles et Paris.
"Ce qui s'est passé ces derniers jours est un peu inhabituel pour l'Europe", a ajouté M. Stubb.
La commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux, Viviane Reding, s'est attirée les foudres de la France après avoir dressé un parallèle entre les renvois de Roms roumains et bulgares de ce pays et les déportations de la Deuxième guerre mondiale.


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