D'abord parce qu'il serait difficile de justifier la présence sur le banc du Brésilien de 29 ans, auteur de trois buts en cinq matches au Mondial 2010, pour une troisième rencontre consécutive, et aussi parce que Séville a terriblement manqué de réalisme ce week-end face au Deportivo La Corogne (0-0).
Alvarez devrait donc recourir au flair et à la puissance de Luis « O Fabuloso » Fabiano.
« Il a le droit d'être fâché s'il ne joue pas. Je me ferais du souci si ce n'était pas le cas, a indiqué mercredi l'entraîneur sévillan. J'ai déjà parlé avec Luis et il sait qu'il est très important pour nous. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il soit tranquille, qu'il travaille avec tout le monde et qu'il allait être le joueur important dont nous avons besoin. »
« Il n'a pas joué le premier match de la Liga, que nous avons gagné, et pour le deuxième j'ai jugé opportun de faire de nouveau jouer Negredo, a poursuivi Alvarez. Il nous reste 50 matches à jouer, et qu'il n'ait pas joué deux matches ne veut absolument rien dire, on en fait trop... Je compte toujours sur Luis Fabiano, c'est un véritable crack. »
Après son faux départ à Marseille, Luis Fabiano s'est finalement dit heureux de rester à Séville, son employeur depuis 2005, qui l'a aidé à garnir son palmarès : deux Coupes de l'UEFA (2006, 2007), deux Coupes d'Espagne (2007, 2010) et une Supercoupe d'Espagne (2007).
« À aucun moment je ne me suis vu loin de Séville, expliquait-il après sa prolongation de contrat jusqu'en 2013. L'offre de Marseille était très bonne, mais elle ne l'était pas autant pour le club. »
« Parfois, l'argent ne fait pas tout », ajoutait l'international brésilien, auteur de 28 buts en 43 sélections.
« Il y a plusieurs choses à prendre en compte, ma famille est contente ici, elle adore Séville, avouait-il. Je suis content de mon contrat. Je ne pense plus à partir. Je veux aller jusqu'au bout de mes trois ans et après on verra. »
Le PSG est prévenu : ce Luis Fabiano-là, qui « pèse » 62 buts en cinq saisons de Liga, n'a plus rien à voir avec le jeune homme venu en France traîner sa peine à Rennes lors d'une poignée de matches tombés dans l'oubli entre 2000 et 2002.


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