Iran
Ahmadinejad s'élève contre l'ordre mondial créé par « les maîtres d'esclaves »
À l'ouverture d'une conférence irano-africaine à Téhéran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a prôné hier un nouvel ordre mondial pour remplacer l'ordre actuel créé par les « maîtres d'esclaves ». « Le sentiment commun est que le monde a besoin d'un nouveau système de gestion », a déclaré M. Ahmadinejad cité par l'agence Mehr. Les présidents du Sénégal, Abdoulaye Wade, et du Malawi, Bingu wa Mutharika, ainsi que des ministres de plusieurs autres pays africains assistent à cette conférence de deux jours consacrée au développement des relations entre l'Iran et l'Afrique. M. Ahmadinejad a proposé l'aide de l'Iran pour développer les pays africains, précisant que la République islamique n'avait « aucune limite » pour aider le continent et notamment pour exporter ses connaissances technologiques.
Téhéran met en cause la « crédibilité » du chef de l'AIEA
Le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi a mis en cause hier la « crédibilité » du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Yukiya Amano, qui a accusé publiquement l'Iran d'entraver l'inspection de ses installations nucléaires. M. Amano a regretté lundi le veto opposé par Téhéran à deux des inspecteurs de l'agence onusienne chargés de contrôler les installations nucléaires iraniennes. « Les commentaires de M. Amano portent non seulement atteinte à sa crédibilité, mais constituent également une insulte aux autres inspecteurs de l'agence », a répondu mardi M. Salehi, cité par l'agence officielle IRNA. « S'il a fait ces déclarations en toute connaissance de cause, c'est une grave erreur et c'est très dangereux, car cela montre qu'il est sous la pression politique » des pays occidentaux qui s'opposent à la politique nucléaire de l'Iran, a estimé M. Salehi.
Les sanctions internationales doivent être prises « au sérieux », estime Rafsandjani
L'ancien président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani a appelé hier les responsables du pays à « prendre au sérieux » les sanctions internationales contre l'Iran, qui n'a selon lui jamais fait face à une telle « agression planifiée » depuis la révolution islamique de 1979. « Nous n'avons jamais eu autant de résolutions contre l'Iran, il y a celles du Conseil de sécurité, de l'Agence internationale de l'énergie atomique, de pays qui agissent de manière unilatérale, révélant leur complot contre notre révolution », a déclaré M. Rafsandjani, cité par l'agence ILNA, à l'ouverture de la réunion annuelle de l'Assemblée des experts qu'il préside. M. Rafsandjani, très critique de la politique du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad, a souligné la nécessité de prendre des mesures pour « empêcher une détérioration de la situation ».
Afghanistan
Pas de paix sans le départ des « forces d'occupation », avertit un des chefs de l'insurrection
La paix ne pourra revenir en Afghanistan que lorsque les « troupes d'occupation » étrangères auront quitté le pays, a prévenu un des chefs de l'insurrection, Gulbuddin Hekmatyar, dans un entretien au journal Libération et à Radio France Internationale (RFI) diffusé hier. Hekmatyar est le chef du Hezb-e-islami, deuxième mouvement d'insurgés islamistes après les talibans. « Un calendrier de départ des forces étrangères, acceptable par tous, devra être établi.
Il faudra ensuite débattre de la façon dont elles se retireront », a-t-il expliqué, évoquant ensuite des « élections libres et indépendantes ».

