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Moyen Orient et Monde - Pédophilie

Le chemin de croix de l’Église belge ne fait que commencer

Le scandale de pédophilie sans précédent qui ébranle l'Église catholique belge n'en est qu'à ses débuts. Les responsables de l'Église, en pleine tourmente après ceux d'Irlande ou des États-Unis, se sont pourtant engagés lundi à « tirer les leçons du passé » en se mettant à l'écoute des victimes. Le primat de Belgique, André-Joseph Léonard, a également annoncé la création prochaine d'un « centre pour la reconnaissance, la guérison et la réconciliation ». Mais il a réfuté tout « dysfonctionnement » de l'Église, balayant notamment la remise en question du célibat des prêtres et suscitant la déception des victimes qui ne veulent pas en rester là.
Un rapport, publié le 10 septembre, a levé le voile sur des centaines de cas d'abus - s'étalant de 1950 aux années 1980 - et souligné la grande passivité de la hiérarchie catholique. La presse belge estimait hier que l'Église était loin d'avoir éteint l'incendie. Premier problème : le sort des 91 prêtres pédophiles encore en vie identifiés dans le rapport. L'évêque de Tournai, Guy Harpigny, « référent » de l'Église en matière de pédophilie, a indiqué qu'il comptait « demander à tous les évêques de dresser la liste des prêtres incriminés et les encourager à réclamer pour chacun un procès canonique ». Ces procès internes à l'Église, s'ils ont lieu, ne pourront toutefois déboucher que sur la « réduction à l'état laïc ». Cette déchéance constitue l'unique peine encourue par l'ancien évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, dont la démission en avril, après avoir avoué avoir abusé durant des années de son neveu mineur, a provoqué le scandale.
L'enquête judiciaire, freinée par l'invalidation des documents saisis en juin au siège de l'Église et au sein de la commission Adriaenssens, se poursuit néanmoins et pourrait déboucher sur des procès retentissants pour les cas non prescrits, avec à la clé des indemnisations. C'est peut-être la question centrale à ce stade, alors qu'aux États-Unis, des diocèses sont tombés en faillite après avoir versé des millions de dollars à des victimes de prêtres pédophiles.
Le monde politique belge, très critique, évoquera dès vendredi le rapport devant une commission du Parlement. Plusieurs partis veulent aller plus loin et réclament la mise sur pied d'une « commission d'enquête parlementaire » disposant des mêmes pouvoirs qu'un juge d'instruction. Pour l'évêque de Tournai, il faudra à l'Église belge « 25 ans pour se remettre » de ce scandale.
Le scandale de pédophilie sans précédent qui ébranle l'Église catholique belge n'en est qu'à ses débuts. Les responsables de l'Église, en pleine tourmente après ceux d'Irlande ou des États-Unis, se sont pourtant engagés lundi à « tirer les leçons du passé » en se mettant à l'écoute des victimes. Le primat de Belgique, André-Joseph Léonard, a également annoncé la création prochaine d'un « centre pour la reconnaissance, la guérison et la réconciliation ». Mais il a réfuté tout « dysfonctionnement » de l'Église, balayant notamment la remise en question du célibat des prêtres et...
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