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Pas de paix en Afghanistan sans départ des "forces d'occupation" (Hekmatyar)

La paix ne pourra revenir en Afghanistan que lorsque les "troupes d'occupation" étrangères auront quitté le pays, a prévenu un des chefs de l'insurrection, Gulbuddin Hekmatyar, dans un entretien au journal Libération publié mardi et à Radio France Internationale (RFI).
Hekmatyar est le chef du Hezb-e-Islami, deuxième mouvement d'insurgés islamistes après les talibans.
"Seul le départ des forces d'occupation entraînera l'arrêt des combats", a-t-il déclré dans un enregistrement vidéo où il répond à des questions transmises auparavant par les deux médias français.
"Un calendrier de départ des forces étrangères, acceptable par tous, devra être établi. Il faudra ensuite débattre de la façon dont elles se retireront", a-t-il ajouté.
Le Hezb-e-Islami entretient des liens ambigus avec les talibans, s'alliant à eux dans certaines provinces, les affrontant dans d'autres, tout en continuant de combattre les forces internationales dans les zones où il est présent.
Gulbuddin Hekmatyar a notamment revendiqué la responsabilité de l'embuscade contre une patrouille française en août 2008 dans la vallée d'Uzbeen, à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, au cours de laquelle dix soldats français avaient été tués, suscitant une forte émotion en France.
En mars, ce mouvement a envoyé une délégation à Kaboul rencontrer le président Hamid Karzaï et à l'ONU pour discuter d'un plan de paix. En mai, des membres de l'opposition afghane s'étaient aussi réunis aux Maldives pour des discussions à l'initiative du gendre de Hekmatyar.
Mais dans l'entretien à Libération, Gulbuddin Hekmatyar a violemment critiqué le gouvernement afghan.
"Les Afghans n'ont pas confiance dans le gouvernement de Kaboul et les moudjahidines voient qu'il n'accède à aucune de leurs conditions. Il n'y a aucune réaction, ce gouvernement est muet et inutile", a-t-il affirmé.
Ephémère Premier ministre à deux reprises dans les années 1990, Gulbuddin Hekmatyar figure sur la "liste noire" de l'ONU, aux côtés du mollah Omar, chef suprême des talibans, et il est recherché par les Etats-Unis pour des "actes terroristes" et ses liens supposés avec el-Qaëda.
La paix ne pourra revenir en Afghanistan que lorsque les "troupes d'occupation" étrangères auront quitté le pays, a prévenu un des chefs de l'insurrection, Gulbuddin Hekmatyar, dans un entretien au journal Libération publié mardi et à Radio France Internationale (RFI).Hekmatyar est le chef du Hezb-e-Islami, deuxième mouvement d'insurgés islamistes après les talibans."Seul le départ des forces d'occupation entraînera l'arrêt des combats", a-t-il déclré dans un enregistrement vidéo où il répond à des questions transmises auparavant par les deux médias français."Un calendrier de départ des forces étrangères, acceptable par tous, devra être établi. Il faudra ensuite...