Il est vrai aussi que nos concitoyens motorisés ne sont pas des modèles de bonne conduite. Pour une majorité, prendre la route est un « game », avec l'agressivité et les écarts qui l'accompagnent. Ils veulent absolument gagner la partie et prouver au monde qu'ils sont les plus forts. Sauf que le « Game Over » est tragique et malheureusement trop fréquent.
Et il y a les motards...
Mais dans cet univers glauque, enfumé et malsain, il y a des fois comme une percée de soleil, comme un courant d'air pur. La gentille dame qui s'arrête pour vous permettre de traverser et qui répond à votre « merci » ruisselant de gratitude par un gracieux sourire. Vous trouvez une place non payante sur la voie publique pour vous garer, et le gentil monsieur qui vous suit s'arrête silencieusement pour vous permettre la réalisation du miracle. Le feu vire au rouge, vous stoppez et les autres font pareil, sans avertisseurs ni insultes. Ce sont là de rares moments précieux que je range soigneusement dans ma mémoire pour les revivre en boucle quand la route est trop désespérante. C'est-à-dire au moins deux fois par jour, il faut bien aller travailler !
Citoyenne motorisée

