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Iran : la justice poursuit toujours l'examen du cas de Mme Mohammadi-Ashtiani

La justice iranienne poursuit toujours l'examen du cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, dont elle a suspendu en juillet la condamnation à mort par lapidation à l'origine d'une vaste mobilisation internationale, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
"La situation de Mme Mohammadi-Ashtiani est toujours en cours d'examen", a déclaré le porte-parole du ministère Ramin Mehmanparast, interrogé lors de son point de presse hebdomadaire à Téhéran sur cette affaire dans laquelle la condamnée est accusée d'adultère et de participation au meurtre de son mari.
"Le verdict (de lapidation) pour adultère a été suspendu et est actuellement réexaminé", a-t-il rappelé. "Un nouveau verdict pour meurtre et complicité de meurtre est en cours d'examen" par la justice.
Cette mère de famille iranienne de 43 ans a été condamnée en 2006 à 10 ans de prison pour avoir participé au meurtre de son mari avec l'un de ses amants, et à la lapidation pour plusieurs adultères, selon les autorités iraniennes.
Celles-ci ont annoncé début juillet, peu après la révélation de cette affaire, que la sentence de lapidation avait été suspendue.
Le fils de Mme Mohammadi-Ashtiani a toutefois réaffirmé lundi craindre une exécution prochaine de sa mère.
Interrogé une question sur la mobilisation internationale en faveur de l'Iranienne, le porte-parole iranien a estimé que "la défense d'une personne jugée pour meurtre et adultère ne devrait pas être considérée comme relevant des droits de l'Homme".
L'Union européenne et le Vatican ont fait des démarches officielles auprès de Téhéran en faveur de la condamnée, auquel le Parlement européen a apporté un soutien unanime.
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a dit être prêt à se rendre à Téhéran pour tenter de la faire libérer.
M. Mehmanparast a répondu qu'une rencontre entre des ministres européens des Affaires étrangères et le chef de la diplomatie iranienne "afin de discuter des questions bilatérales et internationales pourrait être un acte positif et bénéfique".
"Mais, du fait de leurs positions, (les ministres européens) ne devraient pas faire des déclarations basées sur des informations fausses", a-t-il ajouté.
La justice iranienne poursuit toujours l'examen du cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, dont elle a suspendu en juillet la condamnation à mort par lapidation à l'origine d'une vaste mobilisation internationale, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères."La situation de Mme Mohammadi-Ashtiani est toujours en cours d'examen", a déclaré le porte-parole du ministère Ramin Mehmanparast, interrogé lors de son point de presse hebdomadaire à Téhéran sur cette affaire dans laquelle la condamnée est accusée d'adultère et de participation au meurtre de son mari."Le verdict (de lapidation) pour adultère a été suspendu et est actuellement réexaminé", a-t-il rappelé. "Un nouveau verdict pour...