Ramos se veut prudent
À commencer donc par le nouveau champion du monde, et accessoirement tenant du titre européen, qui se rendra à Vaduz, dans la petite principauté du Lichtenstein afin d'étrenner en match officiel son nouveau statut. D'ailleurs, quasiment tous les mondialistes seront présents à cette occasion puisque ne manquaient à l'appel de la liste communiquée par Vicente Del Bosque que Raul Albiol, blessé, ainsi que Javi Martinez et Juan Mata, tous deux appelés en Espoirs pour affronter les... Pays-Bas. Néanmoins, un absent de marque est venu s'ajouter à la liste : Carles Puyol, victime d'une blessure au mollet gauche. Sans compter peut-être Fernando Torres, toujours incertain pour ce déplacement. Mais même sans plusieurs de ses pièces maitresses, la Furia Roja devrait connaître une entame de qualifications en douceur chez un adversaire qu'elle a toujours battu jusqu'à présent. À condition, comme le rappelait Sergio Ramos dans les colonnes de Marca, de ne pas commettre « l'erreur de croire que, puisque nous sommes champions du monde, tout sera facile désormais. Nous devons rester les pieds sur terre et ne pas oublier que sur le terrain, le football n'a pas de mémoire. Pour ces éliminatoires, nous recommençons de zéro. » Et si l'avertissement du Madrilène ne suffisait pas, les Espagnols pourront toujours repenser aux difficultés qu'ils ont eues au mois d'août pour arracher un simple match nul contre le Mexique (1-1).
Le retour de « Ruud »
Un score qui, hasard ou coïncidence, fut également celui sanctionnant la sortie des Néerlandais en Ukraine le 11 août dernier.
La preuve qu'un après-Mondial n'est jamais simple, surtout que les Pays-Bas n'ont pas une euphorie à dissiper, mais plutôt une immense déception à oublier.
Un petit voyage d'agrément à Saint-Marin, contre qui les Oranje présentent un bilan de quatre victoires en quatre matches pour 23 buts marqués et aucun encaissé, semble donc constituer la meilleure des reprises possible. Sauf que les Bataves s'y rendront en ordre dispersé après la retraite sportive de Giovanni Van Bronckhorst, à laquelle sont venues s'ajouter les blessures d'Arjen Robben et de Robin Van Persie, tous deux forfaits. Rafael Van der Vaart, lui, ne sait pas s'il pourra évoluer à Tottenham dès à présent ou s'il devra patienter six mois afin de pouvoir le faire.
Autant de tourments qui ont incité Bert Van Marwijk à rappeler un vieux de la vieille en la personne de Ruud Van Nistelrooy, censé apporter son expérience à un groupe très rajeuni par les circonstances.
Mais qui aura faim d'assumer la succession de son devancier finaliste mondial, ce qui pourrait s'avérer être un mal pour un bien. Excepté pour Saint-Marin peut-être...

