L'auteur affirme que des adeptes du mouvement dirigé par l'imam Fethullah Gülen, placés à des postes-clés de l'administration policière et judiciaire, ont manipulé des preuves dans ces enquêtes afin de mettre au placard les forces laïques. Les autorités gouvernementales ont lancé une enquête sur l'auteur, encore en fonction. M. Gülen, en exil aux États-Unis depuis 1999 pour des raisons de santé, a rejeté les accusations.
Un porte-parole de l'opposition laïque au Parlement, Kemal Anadol, s'est interrogé auparavant sur l'absence d'une enquête sur ces allégations. « N'y a-t-il pas de brave procureur dans ce pays ? » a-t-il insisté.
Dans un entretien télévisé lundi soir, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, dont la formation a d'étroits liens avec la communauté Gülen, a dénoncé un livre « malencontreux », sans rien dire cependant sur les accusations qu'il présente.

