"Sans un gel total de la colonisation (israélienne), une véritable disposition au retrait jusqu'aux frontières internationales et tant (qu'Israël) n'aura pas cessé d'offrir aux Palestiniens une caricature d'Etat, ce sera une perte de temps pour tout le monde", a estimé le député Haïm Oron, du parti de l'opposition de gauche laïque Meretz, selon la radio.
Le chef des négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, a averti pour sa part samedi que "tant que le gouvernement israélien n'aura pas cessé la colonisation et la démolition de maisons à Jérusalem-Est (occupé et annexé par Israël), nous ne serons pas en mesure de poursuivre les pourparlers".
Des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens reprendront le 2 septembre à Washington en présence du président égyptien et du roi de Jordanie, et peuvent aboutir "d'ici un an", a annoncé vendredi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Les responsables israélien et palestinien ont accepté cette invitation.
Le Premier ministre israélien s'est dit satisfait de l'appel de Mme Clinton et du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) à une reprise des négociations directes.
"Le Premier ministre Netanyahu (...) est satisfait de la clarification américaine sur des discussions sans conditions préalables", selon un communiqué officiel.
M. Netanyahu avait rejeté la demande palestinienne d'une prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée comme condition de reprise des négociations directes.
Côté palestinien, le comité exécutif de l'OLP (CEOLP) a annoncé qu'"il accepte une reprise des négociations directes avec Israël conformément au communiqué du Quartette", a dit Yasser Abed Rabbo, membre de cette instance, à l'issue d'une réunion vendredi soir.
Le mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a pour sa part indiqué qu'il rejetait ces négociations. "Le peuple palestinien ne se sentira pas engagé par les résultats de cette invitation trompeuse", a déclaré un porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri à l'AFP.


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