« Özil terminait son contrat en 2011. Le signer maintenant, c'était pour nous la garantie de le payer moins cher que s'il avait fallu racheter 2, 3 ou 4 années de contrat en plus. Dans ces conditions, on ne pouvait pas laisser échapper l'occasion de signer un joueur de cette qualité ». Au Real, le boss, c'est Mourinho. La preuve, il se mêle de tout et surtout de ce qui ne le regarde pas. Si Özil débarque à Madrid malgré plusieurs jours de négociations tendues avec le Werder, c'est grâce à lui. Résultat : 15 millions d'euros pour un joueur à qui il ne reste qu'un an de contrat. Mais ici, c'est Madrid, et acheter un joueur le plus cher possible est plus qu'une tradition, c'est une politique. Car se payer la « révélation du Mondial », c'est aussi s'assurer d'être toujours dans le coup médiatiquement, c'est-à-dire économiquement. Özil a l'immense avantage d'être une star en Turquie et en Allemagne, soit sur deux marchés de 80 millions d'habitants chacun. Metzelder ou Khedira, c'est pas mal sur un terrain, mais pas terrible sur un maillot à 90 euros. L'Allemagne, c'est la nouvelle hype, mais c'est aussi le pays européen le moins endommagé par la crise économique. Perez le sait, l'Eldorado c'est la Forêt-Noire. Du coup, quand Kaka se pète (encore) le genou, pas la peine de trop se forcer pour céder au dernier caprice de Mourinho.
La valeur des années
Kaka sera absent jusqu'en décembre. Canalès est encore un peu vert. L'arrivée de Özil vient donc couvrir la dernière incertitude de l'entraîneur guèche. Dans son 4-2-3-1 à la mode de Chelsea ou sa variante (4-4-2 en losange), le poste de meneur de jeu, c'est the-place-to-be. Sa raison d'être est à la fois simple et compliquée : alimenter en passes malignes les ailiers et/ou les attaquants tout en oxygénant le jeu. En plus, à la différence de ses concurrents directs, Özil peut faire beaucoup plus que dépanner sur les ailes ou en second attaquant. À l'Inter, la star, c'était Sneijder, au Real ce sera Özil. Bien sûr, c'est Van der Vaart qui fera les frais du sur-booking. La preuve qu'il y a encore de bonnes affaires à faire du côté de Madrid. Avec Özil, le recrutement Merengue se termine. Encore une fois, le Real s'est fait plaisir en faisant ses emplettes cet été. Au total, le club aura dépensé plus de 80 millions d'euros pour satisfaire les exigences de son nouvel entraineur. Certes, c'est beaucoup plus que tout le monde, mais 80 millions, c'est du pipi de chat à côté des 260 millions de l'an dernier. Et puis, cette année, on a vu moins grand et surtout, plus jeune. Avec Özil (21 ans), Khedira (23 ans), Canales (19 ans), Di Maria (22 ans), Pedro Léon (24 ans) et malgré Carvalho (32 ans), la moyenne d'âge du vestiaire vient de prendre un sacré coup dans le nez. Les trentenaires Raul et Guti enfin statufiés, le daron sur le terrain s'appellera Iker Casillas. 29 ans.
Le Bayern Munich à fond sur Kakuta
Le Français a la cote en Bavière. Les excellentes prestations des U19 français lors du championnat d'Europe du mois de juillet ont attiré l'attention des recruteurs du Bayern Munich. En tête des listes des potentielles recrues : Gaël Kakuta. Le jeune joueur de Chelsea aurait les faveurs des dirigeants allemands.
Le jeune Français de 19 ans avait quitté son club formateur, le Racing Club de Lens, à l'âge de 16 ans pour tenter l'aventure avec les Blues. Il a disputé 4 matches professionnels avec Chelsea depuis juillet 2009.
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