Des banderoles avec des slogans sur la nécessité d’adopter les droits des Palestiniens.
Parmi les mots prononcés, celui de Mohammad Khalil, membre du bureau politique du Front démocratique pour la libération de la Palestine, qui a appelé les députés à « conférer à leur débat sur les droits des Palestiniens la dimension humanitaire, sachant que l'acquisition de ces droits accuse un retard de plus de soixante ans ». Il a relevé le caractère « juste » des revendications palestiniennes, incitant les responsables libanais à tenir ce dossier à l'écart des dissensions, de la politisation et des alignements politiques et confessionnels, « parce que toutes les forces politiques reconnaissent le principe de ces droits ». Il a revendiqué l'adoption des droits en un seul package, l'annulation du principe de réciprocité de toutes les lois ayant trait au travail, l'annulation du permis de travail, permettant ainsi un libre accès aux métiers, notamment aux professions libérales, et le droit à la Sécurité sociale.
S'exprimant au nom des comités d'unité ouvrière, Ali Mahmoud a estimé que « les décisions de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice n'assurent même pas un minimum de droits qui reviennent à notre peuple ». Il a estimé que toutes les explications données pour justifier le maintien du permis de travail « manquent de précision ».
Au Liban-Nord
Un autre sit-in a été organisé devant le bureau du directeur de l'Unrwa dans le camp de Beddawi, au Liban-Nord, par le Rassemblement démocratique des professionnels palestiniens. Les allocutions ont particulièrement insisté sur l'ouverture des professions libérales aux Palestiniens et sur le droit à la propriété et aux services sociaux.
Par ailleurs, le ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, a annoncé au directeur de l'Unrwa au Liban, Salvatore Lombardo, que le ministère répond favorablement à la demande de l'organisation onusienne d'offrir des services aux personnes palestiniennes à besoins spéciaux, à condition que ces services soient disponibles dans les centres du ministère.


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