Je vous laisse imaginer une France sans moyens drastiques pour lutter contre les accidents meurtriers de la route et les Français sachant qu'aucune sanction ne sera prise à leur encontre s'ils font des excès de vitesse au volant...
Chaque été au Liban, au moment de la publication des résultats du bac, nous entendons parler d'un ou de plusieurs adolescents tués au volant de leur voiture.
Un peu plus tard, au moment de l'arrivée des jeunes Libanais qui étudient à l'étranger, nous entendons aussi parler d'un accident meurtrier qui a fauché la vie d'un ou de plusieurs vacanciers sur nos routes.
Autre date fatidique, celle du 14-15 août à Faqra, Faraya ou ailleurs. Accidents de quads ou de voitures, et toujours d'adolescents avec ou sans permis, grisés par la vitesse, ne voyant pas venir l'accident fatal qui viendra briser leurs rêves et ceux de leurs parents.
Il semblerait, d'après le ministère de l'Intérieur, qu'il suffirait de 50 radars de plus pour que cette tragédie au quotidien commence à diminuer. Cinquante radars qui coûteraient à l'État 2 500 000 dollars américains que ce dernier n'est pas en train de débloquer - allez savoir pourquoi !
Tout individu a besoin de tester ses limites pour savoir jusqu'où il peut aller. Or, sans limites imposées, il irait à sa perte.
Il en va de même pour l'automobiliste qui conduit à tombeau ouvert, sachant que personne ne va venir le sanctionner pour ses excès de vitesse. Il représentera un danger pour lui-même et pour les autres innocents qui se trouveraient sur son chemin.

