Laurent Blanc n’a pas apprécié que la FFF piétine ses plate-bandes en convoquant certains joueurs devant la commission de discipline. Benoît Tessier/AFP
Cependant, la récente décision de la FFF de déférer cinq tricolores devant une commission de discipline (Éric Abidal, Nicolas Anelka, Patrice Evra, Jérémy Toulalan, Franck Ribéry) pour s'expliquer sur leur rôle dans la grève du bus de Knysna ne semble pas être du goût de l'ancien coach bordelais. « J'ai pris une décision à mon avis juste, dans la mesure où je pense que les 23 sont responsables. Dans les 23, les responsabilités sont un peu plus grandes pour certains. Mais en termes de sanction sportive, ne pas prendre les 23, ça me paraissait la décision la plus juste », a-t-il déclaré.
Blanc, qui n'est donc pas favorable à des sanctions supplémentaires, préférerait que tout le monde se tourne au plus vite vers les prochaines échéances de l'équipe de France. Il en profite pour tacler la fédération : « Le problème, c'est que tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut en finir avec cet épisode de l'Afrique du Sud, mais j'ai l'impression qu'on ne veut pas en finir, qu'on cherche les responsables, qu'on nomme des gens pour enquêter alors qu'on sait très bien ce qui s'est passé en Afrique du Sud », a lâché l'ancien défenseur, qui ne semble pas vraiment sur la même longueur d'onde que ses patrons : « Certes, cette commission d'information a peut-être décelé des gens qui sont plus responsables que d'autres, mais moi ce dont j'avais peur, c'était une décision disciplinaire sur les 23. » « Les gens sont bien gentils de dire : "Il faut les sanctionner, pour certains ne plus les voir en équipe de France", mais la seule chose qui compte c'est les victoires, et les victoires, tu les obtiens avec les meilleurs joueurs, et il y en avait en Afrique du Sud. » « Malgré le remaniement de la FFF et le changement de sélectionneur, les traces laissées par la débâcle des Bleus en Afrique du Sud sont toujours tenaces. »

