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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Ahmadinejad met Obama au défi d’un duel télévisé

Mahmoud Ahmadinejad a mis hier Barack Obama au défi d'accepter un débat télévisé avec lui pour établir qui, de l'Iran ou des États-Unis, propose les meilleurs remèdes aux maux du monde. Il a formulé cette offre, en forme de provocation, alors que l'Iran vient de faire l'objet d'un quatrième train de sanctions internationales. Il avait lancé l'an dernier une offre analogue au prédécesseur de M. Obama, George W. Bush, mais l'ancien président l'avait déclinée. « Par peur », selon M. Ahmadinejad.

Mahmoud Ahmadinejad a estimé hier que les Occidentaux « ne comprennent pas que les données ont changé dans le monde ». Atta Kenare/AFP

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a proposé hier un dialogue « face à face » avec son homologue américain, Barack Obama, et affirmé que l'Iran était prêt à un « dialogue de haut niveau » avec les États-Unis. « Je dois me rendre en septembre à New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies. Je suis prêt à m'asseoir avec M. Obama, face à face, d'homme à homme, pour parler librement des questions mondiales devant les médias pour voir la solution qui est la meilleure », a déclaré M. Ahmadinejad à l'occasion d'un congrès des Iraniens vivant à l'étranger. « Le gouvernement américain a déclaré récemment qu'il était prêt à dialoguer (...) à un niveau plus élevé. Très bien. Nous sommes aussi en faveur du dialogue et prêts à dialoguer à un niveau plus haut sur la base du respect mutuel et de la dignité », a-t-il ajouté en faisant référence au contentieux opposant les Occidentaux à l'Iran sur son programme nucléaire controversé.
L'Iran et les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques depuis trente ans. En octobre 2009, le sous-secrétaire d'État américain avait participé aux négociations de Genève sur le nucléaire dans le cadre du dialogue entre l'Iran et les pays du groupe des Six (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Allemagne). Mais l'absence de résultat à propos de l'échange du combustible nucléaire a empêché la poursuite de ces discussions.
La déclaration du président Ahmadinejad intervient alors que les États-Unis ont fait pression sur leurs partenaires du groupe des Six pour adopter une nouvelle résolution au Conseil de sécurité pour renforcer les sanctions internationales. Mais M. Ahmadinejad a insisté sur le fait que le dialogue devra être basé sur le respect mutuel. « Si vous croyez que vous allez brandir un bâton et dire que nous devons accepter tout ce que vous dites, cela ne se produira pas », a-t-il ajouté à l'attention des Occidentaux. Ces derniers « ne comprennent pas que les données ont changé dans le monde », a-t-il estimé.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 9 juin une résolution renforçant les sanctions internationales contre l'Iran, soupçonné malgré ses démentis de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil. Cette initiative a été rapidement suivie par l'adoption de sévères sanctions unilatérales par les États-Unis et l'Union européenne. De nouvelles discussions sur le dossier nucléaire sont toutefois envisagées en septembre entre Téhéran et les puissances du groupe des Six, ainsi qu'entre l'Iran et les pays du groupe de Vienne (États-Unis, Russie, France) sur la question plus spécifique d'un éventuel échange de combustible nucléaire. M. Ahmadinejad a également affirmé que les nouvelles sanctions n'auront aucun effet sur la détermination de l'Iran à poursuivre son programme nucléaire. « Ils (les Occidentaux) adoptent des résolutions. Combien en ont-ils adopté jusque-là ? Quatre ? Vous pouvez adopter autant de résolutions que vous voulez pour avoir 4 000 résolutions », a-t-il affirmé.
Le président iranien a en outre dénoncé le soutien des États-Unis à Israël. « Vous soutenez un pays qui a des centaines de bombes atomiques et vous dites que vous voulez stopper l'Iran qui pourrait éventuellement avoir la bombe un jour. Vous ne faites que vous discréditer dans le monde », a-t-il déclaré, en répétant que l'Iran « ne voulait pas avoir la bombe atomique ». « M. Obama donne trop d'importance aux sionistes. En fin de compte, (le sionisme) n'est qu'un parti politique, qui contrôle les médias, les partis politiques et l'argent. (Les sionistes) ne sont pas importants, ce sont les nations qui sont importantes dans le monde », a-t-il conclu.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a proposé hier un dialogue « face à face » avec son homologue américain, Barack Obama, et affirmé que l'Iran était prêt à un « dialogue de haut niveau » avec les États-Unis. « Je dois me rendre en septembre à New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies. Je suis prêt à m'asseoir avec M. Obama, face à face, d'homme à homme, pour parler librement des questions mondiales devant les médias pour voir la solution qui est la meilleure », a déclaré M. Ahmadinejad à l'occasion d'un congrès des Iraniens vivant à l'étranger. « Le...
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