Le numéro deux du parti, cheikh Naïm Kassem, a ainsi mis en garde contre le texte dont la publication est prévue en septembre, affirmant qu'il « plongera le Liban dans l'inconnu ». Il a dans le même temps demandé au Premier ministre, Saad Hariri, de « prendre la bonne décision et de faire face au plan visant à affaiblir et à anéantir la Résistance ». Selon cheikh Kassem, « il n'est pas trop tard pour rectifier le tir avant que l'acte d'accusation ne soit publié ».
« La campagne menée par le Hezbollah contre le texte s'inscrit dans le prolongement de sa campagne contre les complots qui le prennent pour cible afin de l'anéantir », a-t-il expliqué, en démentant dans une interview à la télévision les propos selon lesquels celle-ci constitue « une riposte aux sanctions adoptées contre l'Iran ».
Cheikh Kassem a affirmé l'attachement de son parti à la découverte des auteurs de l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri, « mais sans que le Hezbollah ne soit agressé », avant de souligner que son parti « n'interfère pas dans l'action du tribunal ». « Il veut juste éloigner les soupçons qui pèsent sur lui », a-t-il dit.
Le député Nawwaf Moussaoui a développé, lors d'un meeting oratoire à Blida, la même argumentation au sujet de la volonté de liquider le Hezbollah. Se félicitant des visites « des frères arabes au Liban », il a fait remarquer que « l'importance de ces visites réside dans les résultats des initiatives lancées pour protéger le Liban contre un acte d'accusation injuste le menaçant ». « Nous les jugerons en fonction de leur capacité à empêcher que le tribunal ne serve d'instrument pour poignarder la Résistance au cœur après avoir servi pendant des années d'instrument pour faire plier la Syrie », a déclaré le parlementaire, avant d'ajouter : « En attendant de voir ces résultats, la Résistance se réserve le droit de se défendre avec les moyens qu'elle juge bons contre toute campagne visant sa réputation, celle de ses combattants ou de ses martyrs. »


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