« Les leaders ont souligné l'importance de la stabilité, de l'engagement des Libanais à ne pas recourir à la violence et la nécessité de faire valoir les intérêts du Liban au-delà de tout intérêt sectaire », précise le communiqué publié à l'issue du sommet entre Bachar el-Assad, Abdallah ben Abdel-Aziz et Michel Sleiman.
Ils ont également relevé la nécessité de « recourir aux institutions légales et constitutionnelles ainsi qu'au gouvernement d'union nationale pour régler les différends », précise le texte.
Les trois leaders, qui ont tenu une réunion tripartite au palais de Baabda, ont examiné « les moyens de consolider l'entente nationale et la stabilité intérieure », évoquant en même temps les possibilités « d'améliorer la croissance économique au Liban et la situation sociale ».
Toujours selon le communiqué de la présidence, les trois hommes ont salué « les développements positifs intervenus sur la scène libanaise au lendemain de l'accord de Doha », et assuré la nécessité de « poursuivre les efforts en vue de l'apaisement et du dialogue, tout en consolidant l'unité nationale afin d'écarter les dangers en provenance de l'extérieur ». Le président Assad et le roi Abdallah ont pour leur part exprimé leur « solidarité avec le Liban face aux menaces israéliennes et les violations quotidiennes de la souveraineté et de l'indépendance du pays », et dénoncé les tentatives de déstabilisation orchestrées par l'État hébreu. Les responsables syrien, saoudien et libanais ont également convenu de « la nécessité de continuer à soutenir l'accord de Doha et de poursuivre l'application de l'accord de Taëf, ainsi que le travail entamé au niveau de la table de dialogue national, tout en s'engageant à ne pas recourir à la violence ».
Passant en revue la situation sur le plan régional, les trois chefs d'État ont affirmé la « nécessité de consolider la solidarité et d'unifier les rangs pour affronter les menaces qui pèsent sur le monde arabe », avec, à leur tête, les menaces proférées par Israël qui « poursuit son occupation des territoires arabes et ses pratiques criminelles contre le peuple palestinien », notamment à Gaza. Ils ont en outre dénoncé « les tentatives de judaïsation de Jérusalem » et insisté sur la nécessité de « faire face aux discordes et aux complots à caractère confessionnel qui n'épargneront aucun État arabe de la région », conclut le texte.


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