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Économie - États-Unis

La croissance ralentit, l’économie peine à remonter la pente

L'économie des États-Unis peine à remonter la pente après la récession : la croissance du pays a nettement ralenti au printemps, plombée par le commerce extérieur et un ralentissement de la consommation.
Le produit intérieur brut du pays a augmenté au deuxième trimestre de 2,4 % en rythme annuel par rapport à l'hiver, indique la première estimation du PIB du printemps fournie vendredi par le département du Commerce.
C'est le taux de croissance le plus faible mesuré dans le pays depuis les trois mois de l'été de 2009, qui avaient marqué le début de la reprise de la première économie mondiale.
À ce niveau, la croissance est inférieure au potentiel de l'économie du pays. Cela confirme que les États-Unis devraient mettre longtemps à récupérer les quelque 8,5 millions d'emplois qu'ils ont perdus pendant la récession entamée en décembre 2007.
La Maison-Blanche a affirmé que les chiffres du PIB révélaient une croissance « solide » mais insuffisante pour « réduire substantiellement le chômage ».
La récession apparaît désormais avoir été plus forte qu'on ne le pensait jusque-là.
Le département du Commerce a en effet publié vendredi une révision des données du PIB remontant jusqu'à 2006 révélant que la chute du produit intérieur brut sur les six trimestres allant de l'hiver 2008 au printemps de 2009 a atteint 4,1 %.
Si le ministère a revu en forte hausse (de 1,0 point) son estimation de la croissance du premier trimestre, à 3,7 %, ses nouveaux chiffres montrent que la contribution de la consommation à la reprise est moins forte qu'on ne le pensait, alors que les dépenses des ménages sont le moteur traditionnel de la croissance du pays.
La hausse de la consommation a d'ailleurs ralenti au deuxième trimestre, à 1,6 %, n'assurant que 40 % de la croissance du pays.
Celle-ci est davantage portée par les investissements des entreprises, qui ont bondi de 19,1 %.
Les effets de la relance budgétaire se sont fortement fait sentir, mais le commerce extérieur a fait perdre 2,78 points de croissance au pays, sous l'effet d'une progression spectaculaire des importations. Un facteur qui ne manquera pas de donner des arguments aux voix qui s'élèvent contre le plan de relance, estimant qu'il revient à envoyer de l'argent à l'étranger.
Les ventes finales de produits américains n'ont progressé que de 1,3 %, ce qui est peu, et à peine mieux qu'au premier trimestre (1,1 %).
« Il faut que les ventes finales augmentent et que l'effet négatif du commerce extérieur diminue pour que nous puissions avoir une croissance décente », estime Ian Shepherdson, économiste du cabinet HFE.
La publication des chiffres du PIB survient dans une période de doute sur la vigueur de l'économie du pays et de craintes croissantes de la voir rechuter ou sombrer dans la déflation.
Le président de la Fed, Ben Bernanke, a dit la semaine dernière être prêt à prendre des mesures de soutien supplémentaires si le besoin s'en fait sentir, estimant que ça n'était pas encore le cas.
Dans un document publié vendredi, le Fonds monétaire international (FMI) estime au contraire que de nouvelles actions des autorités sont « nécessaires ».
« La croissance de l'économie américaine reste bancale et fortement dépendante du soutien de l'État », et devrait ralentir à 2 % au second semestre, estime Sal Guatieri, économiste de BMO Capital Markets.
« On pourrait être plus optimiste si les entreprises orientaient leurs dépenses vers des embauches plus que dans des machines », ajoute-t-il : cela permettrait d'aider les consommateurs « à sortir de l'ornière ».
L'économie des États-Unis peine à remonter la pente après la récession : la croissance du pays a nettement ralenti au printemps, plombée par le commerce extérieur et un ralentissement de la consommation.Le produit intérieur brut du pays a augmenté au deuxième trimestre de 2,4 % en rythme annuel par rapport à l'hiver, indique la première estimation du PIB du printemps fournie vendredi par le département du Commerce.C'est le taux de croissance le plus faible mesuré dans le pays depuis les trois mois de l'été de 2009, qui avaient marqué le début de la reprise de la première économie mondiale.À ce niveau, la croissance est inférieure au potentiel de l'économie du pays. Cela...
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