Rechercher
Rechercher

Liban - Éclairage

L’arrivée d’Assad en compagnie de Abdallah déplaît au 8 Mars

Aujourd'hui sera un long jour arabe pour le Liban, qui commence vers midi avec l'arrivée du roi Abdallah d'Arabie et du président syrien Bachar el-Assad, et se poursuivra en soirée avec l'arrivée de l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. Si le roi Abdallah et le président Assad ne passeront en principe que quelques heures au Liban, l'émir du Qatar y restera, lui, jusqu'à dimanche. Samedi, il doit se rendre au Sud pour visiter les villages que son pays a entrepris de reconstruire après la guerre de 2006 et, dimanche, il devrait assister à la cérémonie à l'occasion de la fête de l'Armée.
Le roi Abdallah et le président syrien devraient rencontrer les responsables, les ministres et les députés dans le cadre d'un déjeuner élargi qui sera donné au palais de Baabda. Les Libanais attendent de cette visite la consolidation de la stabilité, la confirmation de la coexistence, l'éloignement du spectre de la discorde et l'adoption du dialogue pour résoudre tous les conflits. Le sommet tripartite entre les dirigeants du Liban, d'Arabie saoudite et de Syrie devrait aussi condamner tout recours à la violence, sous n'importe quel prétexte, et l'utilisation du Liban pour des intérêts régionaux ou autres.
Les Libanais attachent donc beaucoup d'importance à ces visites d'autant que le président du bloc parlementaire du Hezbollah devrait rencontrer le roi Abdallah dans un premier contact entre les deux parties depuis la guerre de 2006 et le froid qui a régné entre eux suite à certaines déclarations saoudiennes. De même, Mme Sethrida Geagea et le bloc parlementaire des Forces libanaises devraient aussi rencontrer le président syrien dans un premier contact entre eux.
Dans ce contexte, le vice-président de la Chambre Farid Makari invite les Libanais au calme et à éviter les sujets qui pourraient provoquer des tensions, comme celui du Tribunal spécial pour le Liban, qui est devenu l'objet d'une polémique interne visant à alimenter les tensions régionales, au sujet notamment du dossier nucléaire iranien. Selon M. Makari, il est nécessaire de retirer le dossier du TSL des débats politiques, d'autant qu'il est devenu une menace pour la paix civile. Rappelons que le président Michel Sleiman avait entamé des concertations avec les participants à la conférence de dialogue dans le but de faire baisser la tension. De même, le Premier ministre a établi des contacts avec des leaders de la minorité comme le ministre Sleiman Frangié. Cette rencontre a d'ailleurs été suivie d'une visite de Frangié à son cousin, l'ancien député Samir Frangié, un des piliers du mouvement du 14 Mars.
Selon certaines informations, le chef du courant des Marada pourrait lancer une initiative au cours du prochain rendez-vous de la conférence de dialogue, le 19 août, qui s'articulerait autour des principes suivants : il faut connaître la vérité sur l'assassinat de Rafic Hariri et des autres, il faut éloigner le spectre de la discorde et rejeter tout recours aux armes.
Un ancien ministre proche de la minorité affirme qu'en dépit de la tension actuelle, il n'y a ni guerre ni recours à la force. Selon ce ministre, s'il y a des tentatives de susciter des incidents sécuritaires, il s'agirait de messages adressés à l'extérieur. C'est pourquoi, les leaders libanais sont appelés à la vigilance pour ne pas entraîner le Liban dans des conflits dans lesquels il n'a rien à voir. Un membre de la majorité invite à son tour toutes les parties internes à accepter la logique de l'État qui, seul, peut préserver la paix civile et assurer l'intérêt général. D'ailleurs, le président Sleiman compte lancer une initiative au cours de la prochaine réunion de la conférence de dialogue, basée sur l'importance de la vérité, mais celle-ci ne doit pas être aux dépens de la paix civile.
Dans ce contexte, la double visite du roi d'Arabie et du président syrien devrait avoir des conséquences positives sur la scène interne, même si elle ne plaît pas trop au camp du 8 Mars, qui n'apprécie pas la venue du président syrien avec le roi Abdallah. Preuve en est les dernières déclarations de certains leaders et celles des dirigeants iraniens.
Un responsable libanais reconnaît d'ailleurs que la région traverse une période très délicate. Par conséquent, le sommet tripartite ne devrait pas avoir les conséquences attendues, mais, au moins, il placera les relations arabes et le Liban sur la bonne voie suite à la démarche de réconciliation entreprise par le roi Abdallah dans le sillage du sommet du Koweït en 2009...
Aujourd'hui sera un long jour arabe pour le Liban, qui commence vers midi avec l'arrivée du roi Abdallah d'Arabie et du président syrien Bachar el-Assad, et se poursuivra en soirée avec l'arrivée de l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. Si le roi Abdallah et le président Assad ne passeront en principe que quelques heures au Liban, l'émir du Qatar y restera, lui, jusqu'à dimanche. Samedi, il doit se rendre au Sud pour visiter les villages que son pays a entrepris de reconstruire après la guerre de 2006 et, dimanche, il devrait assister à la cérémonie à l'occasion de la fête de l'Armée.Le roi Abdallah et le président syrien devraient rencontrer les responsables, les ministres et les députés dans le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut