L'Iran a commencé à faire de l'enrichissement d'uranium à 20 % en février dernier, officiellement pour fabriquer du combustible nécessaire pour son réacteur de recherche médicale à Téhéran. Cette décision a été prise après l'échec des négociations entre l'Iran et les pays du groupe de Vienne (États-Unis, Russie, France) pour faire un échange de combustible. L'Iran avait en effet rejeté une offre faite en octobre 2009 du groupe de Vienne, sous l'égide de l'AIEA, pour échanger 1 200 kilos de son uranium faiblement enrichi contre 120 kilos de combustible enrichi à 20 %. Le 17 mai dernier, l'Iran, le Brésil et la Turquie ont présenté une contre-proposition, intitulée « déclaration de Téhéran », sur l'échange du combustible. Le texte prévoit d'envoyer en territoire turc 1 200 kilos d'uranium iranien enrichi à 3,5 % en attendant de recevoir 120 kilos de combustible enrichi à 20 %. Cette initiative a été ignorée par les grandes puissances qui ont voté le 9 juin un quatrième volet de sanctions contre Téhéran.
Concernant ces sanctions, deux hauts responsables américains, Robert Einborn, conseiller spécial au département d'État pour les questions de non-prolifération, et Daniel Glaser, responsable au département du Trésor des financements terroristes et criminels, vont se rendre « fin août » en Chine pour presser Pékin de mettre en place des sanctions contre Téhéran.
Parallèlement, l'Australie a annoncé un durcissement de ses sanctions à l'égard de la République islamique. Le ministre des Affaires étrangères, Stephen Smith, a indiqué que ces nouvelles mesures visaient une centaine de compagnies et d'organisations iraniennes et restreignaient l'activité des entreprises australiennes en affaires avec le secteur gazier et pétrolier de l'Iran.
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